Rachida Dati face à Emmanuel Grégoire : un premier tour des municipales décevant

Le dimanche 15 mars 2026, les électeurs parisiens ont pris part à un scrutin déterminant pour l’avenir de leur municipalité. Au cœur de cette élection, un duel très attendu entre Emmanuel Grégoire, candidat de l’union de la gauche, et Rachida Dati, maire du 7e arrondissement, qui briguait le poste de maire de Paris. Les résultats du premier tour ont révélé un écart significatif entre les deux candidats, remettant en question les ambitions de la candidate de la droite.

EN BREF

  • Emmanuel Grégoire remporte le premier tour avec 37,98% des voix.
  • Rachida Dati obtient 25,46%, plus de douze points de retard.
  • Participation de 58,89% et trois listes qualifiées pour le second tour.

Les résultats du premier tour des élections municipales à Paris ont été révélateurs des dynamiques politiques en jeu. La liste menée par Emmanuel Grégoire, qui regroupe le Parti socialiste, les Écologistes et le Parti communiste, a dominé le scrutin avec 37,98 % des voix. De son côté, Rachida Dati, candidate de la liste LR-MoDem, a enregistré un score de 25,46 %. Ces résultats montrent un décalage plus prononcé que prévu, remettant en question les espoirs de la droite de reprendre l’Hôtel de Ville.

Ce premier tour a également été marqué par une participation de 58,89 %, un chiffre qui témoigne d’un intérêt significatif des Parisiens pour cette élection. Derrière Grégoire et Dati, trois autres listes ont franchi la barre des 10 % : celle de Sophia Chikirou pour La France insoumise à 11,72 %, Pierre-Yves Bournazel (Horizons-Renaissance) à 11,34 %, et Sarah Knafo (Reconquête!) à 10,40 %. Chacune de ces listes se qualifie pour le second tour prévu le 22 mars, promettant ainsi une bataille acharnée pour les voix restantes.

Depuis 2026, les règles ont changé : les conseillers ne sont plus élus par arrondissement, ce qui limite l’impact local traditionnellement associé à des figures comme Rachida Dati, qui demeure une personnalité emblématique du 7e arrondissement. En 2020, Dati avait déjà conduit la droite avec un score de 22,72 % au premier tour. Son résultat de 25,46 % cette année, bien qu’en hausse, n’augure pas d’une dynamique de conquête tant espérée.

Au soir des résultats, Emmanuel Grégoire a exprimé sa satisfaction, soulignant le soutien populaire dont il a bénéficié : « Les Parisiennes et les Parisiens nous ont placés largement en tête de ce premier tour. » Cependant, il a également rappelé la nécessité de rester vigilant : « Rien n’est fait. » Il a lancé un appel à l’unité du camp républicain, exhortant les électeurs à se rassembler pour le second tour.

Rachida Dati, quant à elle, a mis en avant les défis que représente la division dans son camp et a affirmé que la victoire était encore possible. « La victoire est possible, elle a une exigence, c’est le rassemblement et la mobilisation », a-t-elle déclaré, cherchant à galvaniser ses partisans en vue du second tour.

Du côté de la France insoumise, Sophia Chikirou a fait part de ses intentions pour le second tour, annonçant son désir de créer un front antifasciste contre les forces de droite. Elle a insisté sur la nécessité de continuer la campagne et de se battre pour obtenir des élus Insoumis au Conseil de Paris.

La bataille pour la mairie de Paris est loin d’être terminée. Ce premier tour a posé les bases d’une compétition acharnée qui se poursuivra dans les jours à venir, alors que les différents camps politiques cherchent à mobiliser leurs électeurs pour le second tour. L’enjeu est de taille : à Paris, la dynamique politique pourrait bien changer radicalement en fonction des alliances et des stratégies déployées d’ici là.