Nouvelle évolution de l’escroquerie au colis : un SMS avec photo et données personnelles

Depuis quelques années, les arnaques liées aux colis sont devenues une préoccupation majeure. L’une des plus récentes, qui a émergé en mai 2024, a pris la forme d’un SMS prétendant provenir d’un livreur, incitant les victimes à reprogrammer la livraison d’un colis. Un an plus tard, une nouvelle variante de cette escroquerie a vu le jour, intégrant des éléments plus convaincants pour tromper les destinataires.

EN BREF

  • Une nouvelle arnaque au colis utilise des SMS avec photo du paquet et données personnelles.
  • Les escrocs incitent les victimes à cliquer sur des liens pour reprogrammer la livraison.
  • Des conseils sont donnés pour éviter de tomber dans le piège et signaler les fraudes.

Initialement, ces messages frauduleux invitaient les destinataires à se rendre sur un faux site se faisant passer pour des services de livraison tels que La Poste ou Mondial Relay. L’objectif était de récupérer leurs informations personnelles et bancaires sous prétexte de frais de reprogrammation de livraison.

La sophistication de cette arnaque a évolué : en mai 2025, les escrocs ont commencé à intégrer les noms et prénoms des victimes dans leurs messages, renforçant ainsi la crédibilité de leur démarche. Récemment, cette escroquerie a franchi une nouvelle étape avec l’ajout d’une photo d’un colis, entièrement générée par intelligence artificielle. Cette image montre le colis avec le nom et l’adresse du destinataire, ainsi que le logo de Mondial Relay, le tout présenté dans un contexte qui semble réaliste.

Le message, souvent formulé de manière à inciter à l’action, contient des phrases telles que : « j’ai désormais besoin d’une nouvelle consigne ». En cliquant sur le lien fourni, la victime est redirigée vers un site frauduleux qui continue de manipuler la confiance de l’utilisateur en affichant des messages rassurants tels que « Mondial Relay vous informe que le livreur n’a pas pu déposer votre colis dans votre boîte aux lettres en raison de son format ».

Pour éviter de tomber dans ce piège, RMC Conso propose plusieurs conseils pratiques. Il est essentiel de rester vigilant face à certains indices révélateurs : un SMS provenant d’un numéro de mobile inconnu, des fautes d’orthographe, ou encore des éléments de mise en page douteux. De plus, bien que la photo puisse sembler convaincante, elle ne contient souvent pas d’informations cruciales telles que l’adresse complète ou le numéro d’identification du colis.

Il est également important de comprendre que dans la réalité, un livreur ne prendra pas le temps de se photographier avec un colis. Si vous attendez effectivement un colis, la procédure courante est que le transporteur enverra un e-mail pour reprogrammer la livraison, et non un SMS.

De plus, il est recommandé de ne pas cliquer sur des liens suspects. Si cela a été fait, il est crucial de vérifier l’URL affichée, qui peut différer de celle du site officiel. Pour suivre l’avancement de votre commande en toute sécurité, utilisez le site ou l’application officielle du service de livraison.

En cas de réception d’un tel SMS, il est conseillé de ne pas y répondre. Une simple réponse peut alerter les cybercriminels que votre numéro est actif, leur permettant ainsi d’actualiser leur base de données. Ne perdez pas non plus de temps à essayer de retracer le numéro d’envoi, car il peut avoir été usurpé.

Si vous êtes tombé dans ce piège, il est impératif d’appeler votre banque pour faire opposition et bloquer tout paiement. Si le montant a déjà été débité, vous pouvez entamer une procédure de chargeback pour contester la transaction. Cela débute par une démarche auprès de votre banque, suivie d’un contact avec le service client de votre carte bancaire, et si nécessaire, le médiateur bancaire.

Pour maximiser vos chances de remboursement, conservez toutes les preuves pertinentes : messages, captures d’écran, confirmations de paiement. Enfin, n’hésitez pas à signaler le SMS suspect au 33700, la plateforme dédiée à la lutte contre les spams, ainsi que sur des sites comme cybermalveillance.gouv.fr ou signal-arnaques.com.