Le dimanche 15 mars 2026, lors du premier tour des municipales, la journaliste Nathalie Saint-Cricq a suscité une vive polémique sur Franceinfo. En plein direct, elle a prononcé une phrase malencontreuse, croyant que son micro était éteint. En effet, alors que l’antenne annonçait l’intervention d’Éric Ciotti, elle a lancé “Alias Benito”, faisant référence à Benito Mussolini, ce qui a immédiatement enflammé les réseaux sociaux.
EN BREF
- Nathalie Saint-Cricq a été suspendue une semaine après une gaffe en direct.
- Christian Estrosi a exprimé son soutien à la journaliste, soulevant des réactions mitigées.
- Éric Ciotti a dénoncé un traitement médiatique inéquitable mais ne portera pas plainte.
Face à l’ampleur de la situation, la chaîne Franceinfo a rapidement publié des excuses officielles. Une heure après l’incident, Nathalie Saint-Cricq a pris la parole pour exprimer ses regrets, qualifiant ses propos de “inappropriés et déplacés”. Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, et Philippe Corbé, directeur de l’information, ont décidé de la suspendre de l’antenne pour une durée d’une semaine. Par conséquent, elle ne sera pas présente lors de la soirée du second tour des élections, prévue le 22 mars.
Le 17 mars, le chroniqueur Jean-Michel Aphatie a abordé cette affaire sur le plateau de Quotidien. Il a souligné une réaction inattendue de Christian Estrosi, maire de Nice et adversaire d’Éric Ciotti. Estrosi a commenté l’incident en affirmant que la journaliste avait “parlé vrai” et a qualifié sa suspension de honteuse. Jean-Michel Aphatie a ironisé sur cette prise de position, signalant que le soutien d’Estrosi pourrait être plus un fardeau qu’un avantage pour Nathalie Saint-Cricq, qui traverse déjà une période difficile.
Sur CNews, Pascal Praud a également pris la défense de sa consœur dans l’émission L’heure des pros. Il a dénoncé ce qu’il a qualifié de “procès stalinien” et a exprimé son appréciation pour le travail de cette journaliste. Par ailleurs, Éric Ciotti, en visioconférence sur l’émission de Cyril Hanouna sur W9, a révélé avoir reçu des appels d’excuses de la part de Delphine Ernotte et du directeur de l’information du groupe public.
Éric Ciotti a cependant déploré un “deux poids, deux mesures” dans le traitement médiatique de cet incident, rappelant que le service public doit adopter une posture exemplaire, étant financé par l’argent des contribuables. Il a également précisé qu’il ne porterait pas plainte contre Nathalie Saint-Cricq, mais attend de voir si l’Arcom, l’autorité de régulation des communications électroniques et des postes, s’emparera de l’affaire. Pour lui, la neutralité des médias est primordiale dans une démocratie, particulièrement en période électorale.
Cette situation met en lumière les défis auxquels font face les journalistes en direct, où chaque mot peut avoir des conséquences. Le soutien ou les critiques qui en découlent illustrent bien la complexité du paysage médiatique actuel. Les enjeux de la liberté d’expression et de la responsabilité des médias sont plus que jamais d’actualité.