À quelques jours du second tour des élections municipales, les tensions s’intensifient autour du débat télévisé prévu sur BFM TV. Ce mercredi 18 mars, Rachida Dati, invitée de La Grande Interview sur CNews et Europe 1, a été interpellée en direct par Laurence Ferrari sur la possibilité d’une diffusion élargie du débat.
EN BREF
- Rachida Dati a été interrogée sur un débat avec d’autres chaînes.
- Elle a exprimé son accord pour une co-diffusion avec LCI et CNews.
- Des tensions subsistent autour de la participation de Sophia Chikirou.
À Paris, trois candidats sont en lice pour le second tour : Emmanuel Grégoire, Rachida Dati et Sophia Chikirou. Ce dernier tour, prévu pour le dimanche 22 mars, sera précédé par un débat très attendu sur BFM TV, où Dati fera face à Grégoire. Cependant, la question d’une diffusion élargie a suscité des réactions vives.
Lors de son interview, Laurence Ferrari a posé une question directe à Dati : « Est-ce que vous seriez d’accord pour que CNews/Europe 1 ainsi que nos confrères de LCI puissent participer à ce débat éminemment démocratique ? » Rachida Dati a rapidement répondu par l’affirmative, déclarant : « Moi je suis tout à fait d’accord. » Elle a cependant précisé que lors du premier tour, elle avait été « la cible » et a qualifié certaines critiques d’« outrageantes » et « insultantes », ce qui l’avait dissuadée de s’engager davantage à ce moment-là.
Les discussions autour de la co-diffusion impliquent actuellement BFM TV, LCI et CNews. Tandis que BFM TV envisageait à l’origine un face-à-face limité aux candidats en mesure de remporter la mairie de Paris, LCI et CNews prônent un débat incluant les trois candidats. Dati a exprimé son soutien à cette idée, affirmant : « Je crois que Monsieur Grégoire a indiqué qu’il ne voulait pas que Madame Chikirou participe à ce débat. »
La question de la participation de Sophia Chikirou au débat a soulevé des débats. Dati a déploré l’absence de Chikirou, déclarant que l’inclusion de tous les candidats est essentielle dans une démocratie. Elle a ajouté que ceux qui doivent « répondre de leur bilan à Paris » devraient également avoir une place dans le débat.
Manuel Bompard, coordinateur national de La France Insoumise, a également réagi sur X, anciennement Twitter, en accusant BFM TV et Emmanuel Grégoire d’avoir convenu de ne pas inclure Chikirou dans le débat. Il a questionné la ligne éditoriale de BFM TV, la qualifiant d’« anti-LFI ».
Le débat prévu sur BFM TV pourrait donc revêtir une importance capitale, à la fois pour les candidats et pour les électeurs parisiens. Les prochaines heures seront décisives pour déterminer si un accord de co-diffusion sera conclu, permettant ainsi une discussion plus large et inclusive.
Dans le contexte actuel, chacun des candidats doit désormais se préparer à un débat qui pourrait bien influencer le choix des électeurs pour ce second tour.