La liberté de la presse est de plus en plus menacée en Israël, comme le souligne l’Association de la presse étrangère (FPA). Ce mercredi 18 mars, l’association a dénoncé une agression « sans provocation » de la police israélienne à Jérusalem, où un producteur de CNN a subi une fracture du poignet lors d’une intervention violente qui a ciblé des journalistes en pleine couverture d’un événement religieux.
EN BREF
- La police israélienne a agressé des journalistes à Jérusalem, entraînant des blessures.
- Un producteur de CNN a subi une fracture du poignet lors de l’incident.
- L’Association de la presse étrangère appelle à une protection renforcée des journalistes.
Selon la FPA, l’incident s’est produit mardi soir, alors que des policiers ont « inutilement et de manière agressive » repoussé un groupe de journalistes qui filmaient des musulmans priant à l’extérieur des murs de la Vieille Ville. La police aurait également interpellé plusieurs membres de la presse, endommagé du matériel et confisqué des cartes mémoire.
La FPA a exprimé son indignation face à ces actes, affirmant : « Rien de tout cela n’est acceptable. » Cette organisation représente des centaines de journalistes travaillant en Israël et dans les territoires palestiniens, et elle a demandé à la police de prendre des mesures immédiates contre les agents impliqués dans cette agression.
Un photographe de l’AFP, témoin de la scène, a rapporté qu’un groupe de journalistes couvrait les prières du soir de Tarawih lorsque la police est intervenue de manière violente, attaquant aussi bien les fidèles que les reporters présents. Un journaliste a également affirmé que des policiers avaient frappé le producteur de CNN et d’autres journalistes avec des matraques, tandis qu’au moins un Palestinien a été arrêté.
Dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient, qui a commencé le 28 février, les autorités israéliennes ont fermé les lieux saints de Jérusalem-Est pour des raisons de sécurité. Ce climat de tension et de restrictions soulève des inquiétudes quant à la liberté d’expression et à la sécurité des journalistes qui s’efforcent de couvrir la situation sur le terrain.
L’Union des journalistes en Israël a également réagi à cet incident, exprimant sa consternation et appelant le chef de la police à suspendre immédiatement les agents impliqués. Ce faisant, elle souligne l’importance de protéger non seulement les journalistes, mais aussi le droit du public à l’information.
En somme, la situation à Jérusalem illustre les défis auxquels font face les journalistes dans des environnements de conflit, où leur sécurité et leur capacité à rapporter des faits sont souvent compromises. La FPA, tout comme d’autres organisations, appelle à une vigilance accrue pour garantir que la liberté de la presse soit respectée et protégée.