Apolline de Malherbe s’agace face à Rachida Dati lors d’un débat sur BFM TV

Lors du débat télévisé diffusé sur BFM TV le 18 mars, Apolline de Malherbe a exprimé son agacement face à l’ancienne ministre Rachida Dati. Ce débat, qui précédait le second tour des élections municipales, a rapidement pris une tournure houleuse, mettant en lumière les tensions entre les candidats.

EN BREF

  • Apolline de Malherbe agacée par les interruptions répétées de Rachida Dati.
  • Le débat a révélé des tensions entre les candidats sur des sujets sensibles.
  • Emmanuel Grégoire a été soutenu par la journaliste face à ses adversaires.

Ce mercredi, le plateau de BFM TV accueillait Emmanuel Grégoire, représentant de la gauche unie hors LFI, Rachida Dati, tête de liste LR et Modem, et Sophia Chikirou, candidate LFI, pour débattre des enjeux municipaux parisiens. La discussion a rapidement tourné au vinaigre, en particulier autour des campements de migrants, sujet délicat qui a suscité des échanges animés.

Au cours de ce débat, alors qu’Emmanuel Grégoire tentait de prendre la parole, Rachida Dati n’a cessé de l’interrompre, ce qui a visiblement agacé Apolline de Malherbe. La journaliste a, à plusieurs reprises, demandé à Dati de laisser son interlocuteur s’exprimer. “Rachida Dati, je vais finir par couper le micro ce qui serait quand même dommage”, a-t-elle déclaré, exaspérée.

La tension est montée d’un cran lorsque Dati a rétorqué à Grégoire, qui tentait de défendre son point de vue. “Ce serait une bonne idée”, a plaisanté Emmanuel Grégoire, soutenu par la journaliste. Dans un échange qui s’est intensifié, Apolline de Malherbe a affirmé à Dati : “Franchement, vous ne le laissez pas parler.” La journaliste a insisté sur le fait que le moment était crucial pour permettre à Grégoire de conclure sur le sujet, mais cela n’a pas apaisé les tensions.

Les échanges ont continué de se durcir, et la dynamique du débat a pris une tournure encore plus acérée lorsque Grégoire a évoqué des “accointances” entre Dati et Chikirou, ce qui a provoqué une réaction immédiate de la part des deux femmes. Rachida Dati a dénoncé ces insinuations en accusant Grégoire de biais. “M. Grégoire a dit ‘les deux Arabes qui se connaissent’. On ne se connaît pas, on n’a pas les mêmes parcours !”, a-t-elle clamé, visiblement irritée.

Sophia Chikirou, pour sa part, a exprimé sa douleur face à ces propos, précisant avoir eu des échanges avec Grégoire, qui aurait assuré ne pas vouloir la blesser. Cependant, ces tentatives de clarification n’ont fait qu’envenimer les échanges, ouvrant la voie à une séquence particulièrement tendue.

Grégoire a continué de soutenir ses accusations, arguant qu’il était confronté à une “brutalité” qui dépassait le cadre d’un débat démocratique. Cette déclaration n’a pas manqué d’être moquée par ses adversaires. “On dirait une victime”, a lancé Chikirou, tandis que Dati a renchéri avec un sarcastique “Chochotte ! C’est une victime.”

Face à cette escalade, Apolline de Malherbe a tenté de rétablir l’ordre sur le plateau, insistant encore une fois sur la nécessité de laisser Grégoire s’exprimer. “Il faut le laisser parler, parce que franchement, vous faites la démonstration que ce qu’il dit est vrai”, a-t-elle déclaré, soulignant ainsi le déséquilibre dans le débat.

Ce débat, qui aurait dû être une plateforme pour des échanges constructifs, est devenu un théâtre d’affrontements, illustrant les défis et les tensions qui caractérisent la campagne municipale à Paris. Les échanges entre les candidats, loin d’apaiser les tensions, semblent avoir jeté une lumière crue sur les difficultés de communication entre les différents partis.