Netanyahu déclare que l’Iran est sur le point d’être décimé dans le conflit actuel

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé, lors d’une conférence de presse télévisée, que l’Iran est en passe d’être « décimé », près de trois semaines après le début d’une guerre qui a entraîné une flambée des prix des hydrocarbures. Selon lui, les capacités d’enrichissement d’uranium et de production de missiles balistiques de Téhéran seraient désormais considérablement affaiblies.

EN BREF

  • Benjamin Netanyahu déclare que l’Iran n’a plus la capacité d’enrichir d’uranium.
  • Les frappes israéliennes ont ciblé des installations gazières dans le Golfe.
  • Les prix des hydrocarbures continuent d’augmenter en raison du conflit.

Netanyahu, s’exprimant le 19 mars 2026, a précisé que l’offensive contre Téhéran, lancée le 28 février par Israël en collaboration avec les États-Unis, visait à neutraliser la menace nucléaire iranienne. Il a évoqué les frappes militaires de juin 2025, qui auraient déjà permis de détruire une partie significative du programme nucléaire iranien. À ce stade, il estime que l’arsenal de missiles, de drones et de lanceurs de Téhéran est très affaibli.

« L’Iran est en train d’être décimé » a déclaré Netanyahu, tout en affirmant qu’Israël « gagne la guerre ». Il a également laissé entendre que le conflit pourrait se terminer plus rapidement que prévu, sans toutefois avancer de délais précis. Cette déclaration survient dans un contexte où les opérations militaires américaines n’ont pas de calendrier fixé, le président Trump ayant annoncé qu’il ne déploierait pas de troupes supplémentaires.

Les répercussions économiques de cette guerre se font sentir, tant sur les marchés pétroliers que sur les bourses internationales. Le prix du baril de pétrole américain WTI a dépassé les 100 dollars, avec une hausse de plus de 5 % enregistrée jeudi. De même, le gaz européen a connu une flambée atteignant jusqu’à 35 %, entraînant des baisses significatives des indices boursiers européens et des marchés américains, comme le Dow Jones et le Nasdaq.

Les frappes israéliennes ont ciblé plusieurs installations stratégiques, notamment le site de Ras Laffan, au Qatar, qui a subi des « dommages considérables » selon des sources officielles à Doha. Cette attaque pourrait réduire de 17 % la capacité d’exportation de gaz naturel liquéfié du Qatar. D’autres installations, comme deux raffineries au Koweït et une raffinerie saoudienne à Yanbu, ont également été visées par des drones.

En réponse, l’Iran a prévenu qu’il ne ferait preuve d’« aucune retenue » si ses infrastructures étaient à nouveau attaquées, comme l’a souligné son ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. Les tensions montent alors que le président Trump a menacé de détruire massivement les installations iraniennes si les attaques se poursuivent.

Lors d’un sommet à Bruxelles, les dirigeants européens ont appelé à un « moratoire » sur les frappes contre les infrastructures énergétiques, exhortant toutes les parties à faire preuve de retenue. Ces déclarations interviennent alors que la situation dans le Golfe se complexifie, avec le détroit d’Ormuz, par où transite un cinquième du pétrole mondial, presque totalement bloqué par l’Iran.

Les pays européens, dont la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, se sont dits prêts à contribuer à sécuriser la navigation dans cette zone stratégique. Emmanuel Macron a évoqué la possibilité d’une mission sous l’égide de l’ONU une fois le conflit apaisé.

Malgré le contexte de guerre, la vie à Téhéran semble se poursuivre, avec peu de signes visibles de conflit. À la veille de Norouz, le Nouvel An persan, la ville est habituellement animée, bien que la présence des forces de sécurité soit plus marquée que d’ordinaire.

Dans ce climat tendu, Benjamin Netanyahu a exprimé des doutes sur le leadership iranien actuel, notant des tensions internes au sein du pouvoir. La situation évolue rapidement et les conséquences du conflit se font déjà sentir bien au-delà des frontières de l’Iran.