Donald Trump évoque Pearl Harbor lors d’une rencontre avec la Première ministre japonaise

Lors d’une rencontre officielle à la Maison-Blanche avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi, Donald Trump a provoqué un véritable malaise en faisant référence à l’attaque surprise de Pearl Harbor, survenue il y a 85 ans. Son commentaire, qui visait à alléger l’atmosphère, a néanmoins failli déclencher un incident diplomatique.

EN BREF

  • Donald Trump évoque Pearl Harbor lors d’une rencontre avec la Première ministre japonaise.
  • Sanae Takaichi, mal à l’aise, réagit avec retenue après la remarque de Trump.
  • La référence à Pearl Harbor soulève des tensions historiques entre les États-Unis et le Japon.

Ce jeudi 19 mars, dans le Bureau ovale, Donald Trump, président américain de 79 ans, accueillait la Première ministre Sanae Takaichi, en poste depuis octobre 2025, pour un entretien bilatéral. La discussion a pris une tournure inattendue lorsqu’un journaliste japonais a interrogé Trump sur l’absence de coordination avec les alliés avant les frappes militaires en Iran, menées récemment.

Trump a expliqué qu’il avait décidé de garder le secret autour de cette opération pour maximiser l’effet de surprise. Il a déclaré : « La première chose, c’est qu’on ne voulait pas donner d’indication. Et quand on est passés à l’action, on y est allés très fort. » Il faisait référence aux frappes menées le 28 février contre la République islamique, qui ont entraîné la mort d’Ali Khamenei, le guide suprême.

Dans un élan de légèreté, Trump a ensuite ajouté une remarque qui a instantanément créé un malaise dans la salle : « On n’a rien dit à personne parce qu’on voulait agir par surprise. Qui connaît mieux les surprises que le Japon ? Pourquoi ne m’avez-vous pas parlé de Pearl Harbor ? (…) Vous croyez bien plus aux surprises que nous ! »

Cette allusion à l’attaque de Pearl Harbor, qui avait précipité l’entrée des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale, a provoqué un silence gêné parmi les présents. La Première ministre Takaichi, 65 ans, a affiché une expression de surprise, esquissant un léger soupir tout en se redressant dans son fauteuil, témoignant de son inconfort face à cette référence historique.

Rappelons que l’attaque de Pearl Harbor, survenue le 7 décembre 1941, a causé la mort de 2 400 Américains et demeure un sujet délicat dans les relations entre les deux pays. Les conséquences de cette offensive ont été tragiques, entraînant des millions de morts dans le conflit mondial, notamment avec les bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki en 1945.

Malgré l’inconfort que sa plaisanterie a pu susciter, Trump a poursuivi en se félicitant de l’efficacité des frappes menées contre l’Iran, qu’il a qualifiées de réussites, affirmant qu’elles avaient permis de détruire « 50 % et peut-être même beaucoup plus » des objectifs visés. Ce commentaire a également été relayé par son fils, Eric Trump, qui a exprimé sa fierté sur les réseaux sociaux, qualifiant la réponse de son père d’une des meilleures jamais données à un journaliste.

Cette situation illustre les tensions historiques qui persistent entre les États-Unis et le Japon, ainsi que les défis auxquels sont confrontés les dirigeants lorsqu’ils abordent des sujets aussi sensibles en matière de relations internationales.