Activité physique : la durée idéale des séances pour préserver votre santé cognitive

Une étude récente met en lumière l’importance de la durée et de la structure des séances d’exercice pour maintenir une bonne santé cognitive. Selon les scientifiques, il ne suffit pas de faire de l’exercice ; la manière dont les séances sont organisées joue un rôle crucial dans la protection du cerveau.

EN BREF

  • Une étude a identifié les séances d’exercice d’au moins 10 minutes comme bénéfiques pour la santé cognitive.
  • Les chercheurs recommandent une fréquence et un rythme spécifiques pour optimiser les effets protecteurs.
  • Tout mouvement est bénéfique, même sans séances structurées, pour préserver la santé du cerveau.

Les recommandations en matière d’activité physique sont claires : il est essentiel de pratiquer régulièrement une activité physique pour garantir une bonne santé. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) conseille aux adultes de consacrer chaque semaine entre 150 et 300 minutes à des exercices d’intensité modérée, ou entre 75 et 150 minutes à des activités plus intenses. Ces directives visent à combattre la sédentarité et à promouvoir des bénéfices variés pour la santé physique et mentale.

Le ministère du Travail, de la Santé, des Familles et de l’Autonomie souligne que l’exercice régulier contribue à améliorer la condition physique, à prévenir l’obésité, à lutter contre l’ostéoporose et diverses maladies chroniques, tout en apportant des bienfaits notables pour la santé cognitive. Une étude récente, publiée le 5 mars 2026 dans la revue Alzheimer’s Research & Therapy, a cherché à déterminer la quantité d’activité physique nécessaire pour protéger le cerveau.

Les chercheurs ont suivi pendant 30 jours 279 adultes âgés de 40 à 91 ans, tous exempts de démence. Ils ont effectué des IRM pour analyser la taille de certaines zones cérébrales et l’état de la substance blanche, tout en intégrant des jeux cérébraux dans leurs observations. Cette étude a permis de répartir les participants en deux catégories : les “sportifs”, qui ont réalisé au moins une séance d’exercice d’une durée minimale de 10 minutes à un rythme de 40 pas par minute ou plus, et les “non-sportifs”, qui n’ont pas effectué de séance intentionnelle.

Les résultats montrent que 79 % des participants ont réussi à réaliser au moins une séance d’entraînement. Les scientifiques ont alors mis en évidence que la fréquence et le rythme de ces séances constituaient des facteurs prédictifs majeurs pour la santé cérébrale. D’après les chercheurs, la simple pratique de l’activité physique n’est pas suffisante. L’organisation des séances d’entraînement, leur espacement et leur structure sont des éléments essentiels pour la santé cognitive, surpassant même le volume total d’exercice.

Les recommandations des scientifiques se concentrent sur des séances sportives d’au moins 10 minutes d’intensité modérée pour observer des effets significatifs sur la santé cognitive. Toutefois, il est intéressant de noter que même parmi les 21 % de participants qui n’ont pas participé à des séances structurées, des bénéfices cérébraux ont été observés grâce à leur engagement dans des mouvements d’activité.

En conclusion, bien que des séances d’exercice plus courtes et fréquentes semblent offrir des résultats plus efficaces pour soutenir la santé cognitive, il est primordial de rappeler que toute forme de mouvement est bénéfique. Ainsi, même les petites actions quotidiennes contribuent à la protection du cerveau, particulièrement en vieillissant.