Ce vendredi 18 mars 2026, la Bourse de New York a ouvert en baisse, les investisseurs restant préoccupés par les prix élevés des hydrocarbures, conséquence directe de la guerre en cours au Moyen-Orient. Cette situation alimente les craintes d’une inflation mondiale accrue, incitant les opérateurs à faire preuve de prudence sur les marchés financiers.
EN BREF
- La Bourse de New York enregistre une baisse significative ce vendredi.
- Les prix de l’énergie restent élevés, influencés par le conflit au Moyen-Orient.
- Le groupe FedEx annonce des résultats meilleurs que prévu, tandis que Super Micro Computer plonge.
À 14h00 GMT (15h00 à Paris), le Dow Jones perdait 0,20%, tandis que l’indice Nasdaq affichait une baisse de 1,06% et l’indice élargi S&P 500 reculait de 0,63%. Art Hogan, analyste chez B. Riley Wealth Management, souligne que « le principal moteur sur le marché reste le lien entre les prix de l’énergie et les actions ». Cette observation illustre la manière dont les fluctuations des cours du pétrole impactent directement le moral des investisseurs.
Les prix du pétrole, bien que relativement stables ce jour-là, subissent une pression continue. Le baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale, cédait 0,04% à 108,61 dollars. Toutefois, les prix demeurent structurellement élevés, ayant grimpé de près de 50% depuis le début du conflit. La situation dans le détroit d’Ormuz, par où transite environ un cinquième du pétrole brut mondial, reste préoccupante, les opérations étant toujours perturbées.
Art Hogan évoque la nécessité de « s’assurer que la circulation revient peu à peu à la normale », car la continuité des flux mondiaux d’énergie est primordiale pour apaiser les craintes d’une inflation galopante. Les récents développements dans la guerre, marqués par des attaques sur des sites de production d’hydrocarbures, compliquent davantage la situation. « Pour l’instant, nous ne pouvons pas espérer de baisse significative des prix de l’énergie », note-t-il.
Ce climat d’incertitude exacerbe « l’aversion au risque », comme le souligne David Morrison, analyste chez Trade Nation. Les investisseurs cherchent des signes concrets indiquant que la crise pourrait toucher à sa fin. Dans ce contexte, le marché obligataire n’échappe pas à la tendance : le rendement à dix ans des emprunts de l’État américain continue d’augmenter, atteignant 4,33%, en hausse par rapport à 4,28% la veille.
En ce qui concerne les actions, le groupe FedEx se distingue en affichant une hausse de 1,48% à 361,39 dollars. L’entreprise a récemment annoncé des résultats financiers nettement meilleurs que prévu pour le troisième trimestre de son exercice décalé 2026, ce qui l’a poussée à relever ses prévisions annuelles. Entre décembre et février, FedEx a réalisé un chiffre d’affaires de 24 milliards de dollars, représentant une augmentation de 8,11% par rapport à l’année précédente.
A contrario, Super Micro Computer a connu une chute drastique de 26,52%, atteignant 22,63 dollars. L’entreprise fait face à des accusations graves : son cofondateur est accusé d’avoir orchestré le détournement vers la Chine de serveurs intégrant des puces d’intelligence artificielle Nvidia, en violation des restrictions américaines à l’exportation.
Les grandes entreprises du secteur technologique, souvent désignées sous le nom de « Sept Magnifiques », n’ont pas échappé à la tendance baissière. Nvidia, Microsoft, Meta et Amazon ont tous enregistré des pertes, illustrant ainsi la pression persistante sur le marché. Les investisseurs se montrent de plus en plus prudents, surveillant de près les développements en cours au Moyen-Orient et leur impact potentiel sur l’économie mondiale.