Le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a récemment affirmé que l’Iran avait infligé un « coup vertigineux » à ses adversaires, lors d’un message à l’occasion du Nouvel An persan. Cette déclaration survient dans un contexte de tensions exacerbées, marqué par des frappes israéliennes à Téhéran et des opérations militaires en cours.
EN BREF
- Mojtaba Khamenei déclare que l’Iran a infligé un « coup vertigineux » à ses ennemis.
- Les tensions entre l’Iran et Israël s’intensifient avec des frappes réciproques.
- La guerre en cours soulève des craintes d’une crise économique mondiale.
Dans son discours, Khamenei a évoqué la défaite de l’ennemi, affirmant que les forces iraniennes avaient infligé des dégâts tels que les ennemis se trouvent désormais contraints de tenir des discours « contradictoires et absurdes ». Sa déclaration fait suite à un contexte de violence croissante dans la région, exacerbée par l’assassinat de l’ancien guide suprême, Ali Khamenei, le 28 février, qui a marqué le début d’un conflit ouvert avec les forces israéliennes et américaines.
Selon les autorités israéliennes, une frappe à Téhéran a permis d’éliminer le chef des renseignements de la force paramilitaire des Bassidj. Cette opération a été confirmée par les Gardiens de la Révolution, qui ont également annoncé la mort de leur porte-parole, considéré comme un « martyr ». Des explosions ont été entendues dans plusieurs quartiers de Téhéran, illustrant l’escalade des hostilités.
En réponse, l’Iran a intensifié ses attaques, notamment en visant des installations israéliennes et en menant des frappes dans le Golfe Persique, où une raffinerie au Koweït a été touchée par un drone. Cela a conduit à la fermeture de plusieurs unités de production, aggravant encore la situation économique de la région.
Le conflit, qui dure depuis trois semaines, menace de provoquer une crise économique majeure, notamment avec le blocage de la navigation dans le détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale pour le transport de pétrole et de gaz. Cette situation a poussé Donald Trump à critiquer les pays de l’OTAN, les qualifiant de « lâches » pour leur manque d’aide face à la crise.
Les répercussions de ces événements se font sentir au-delà des frontières iraniennes. Les Émirats arabes unis ont rapporté des attaques de missiles et de drones, tandis que Bahreïn a lutté contre un incendie dans un entrepôt, et l’Arabie saoudite a intercepté une douzaine de drones en deux heures.
Khamenei a également insisté sur le fait que l’Iran n’était pas responsable d’attaques récentes sur Oman et la Turquie, tout en affirmant que son pays maintenait de bonnes relations avec ces nations. Malgré le climat de guerre, les célébrations du Nouvel An persan, Norouz, sont ternies par les hostilités. De nombreuses bannières célébrant la fête ont été installées à Téhéran, mais la crainte d’une escalade militaire reste omniprésente.
Les accès à la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem-Est sont restés fermés, aggravant les tensions entre les communautés. Les Iraniens, tout en célébrant leur nouvel an, demeurent préoccupés par la situation incertaine qui les entoure. La question qui se pose désormais est : combien de temps cette guerre va-t-elle se poursuivre ? Benjamin Netanyahu a affirmé que le conflit se terminerait plus rapidement que prévu, tout en laissant entendre que des opérations terrestres pourraient être envisagées.
Dans ce climat d’incertitude, l’industrie balistique iranienne continue de fonctionner, et les autorités menacent de riposter contre les militaires israéliens et américains, exacerbant encore les tensions régionales. Les appels à un cessez-le-feu et à un moratoire sur les frappes n’ont pour l’instant pas été entendus, laissant présager une prolongation des hostilités.
Les conséquences économiques de cette guerre pourraient être profondes et durables, alors que le monde reste en alerte face à une crise potentiellement historique. La situation est suivie de près par les experts, qui s’inquiètent de l’impact sur l’économie mondiale à mesure que les prix du pétrole commencent à grimper à nouveau.