La famille de Tiphaine Véron, une Française disparue au Japon depuis 2018, a été reçue ce vendredi à l’Élysée. Cette rencontre intervient à l’approche d’une visite d’Emmanuel Macron au Japon, prévue du 31 mars au 2 avril. Alors que l’enquête sur sa disparition est actuellement à l’arrêt, les proches de Tiphaine espèrent relancer les investigations.
EN BREF
- Tiphaine Véron, disparue depuis 2018, a fait l’objet d’une rencontre familiale à l’Élysée.
- Les proches demandent une réévaluation de l’enquête criminelle sur sa disparition.
- Emmanuel Macron se rendra au Japon, soulevant de nouveaux espoirs pour la famille.
Tiphaine Véron, âgée de 36 ans, a été vue pour la dernière fois le 29 juillet 2018, lors d’une visite à Nikko, une cité touristique située au nord de Tokyo. Son passeport a été retrouvé dans sa chambre d’hôtel, avec ses autres affaires. Alors que les autorités japonaises semblent privilégier la théorie de l’accident, la famille de Tiphaine, à travers l’association Unis pour Tiphaine Véron, réclame une enquête criminelle.
Damien Véron, le frère de Tiphaine, accompagné de sa sœur Sibylle et de sa compagne, a partagé son ressenti à l’issue de la rencontre. Il a décrit la situation comme étant « les montagnes russes », évoquant la difficulté de vivre avec l’incertitude depuis tant d’années. La réunion avec les conseillers de l’Élysée a été qualifiée de « bonne dynamique », renforçant l’espoir d’un relancement de l’enquête à l’approche du déplacement présidentiel.
Les nouvelles informations, notamment celles fournies par la société suisse Hestia.ai, soulèvent des questions sur la version des événements fournie par le gérant de l’hôtel où Tiphaine Véron séjournait. Ce dernier a affirmé avoir vu la jeune femme quitter l’établissement à 10 heures du matin. Cependant, les données de géolocalisation de son téléphone contredisent ce témoignage, laissant planer des doutes sur la véracité de ses déclarations.
La famille s’inquiète également du traitement de certaines preuves. Des traces de sang ont été retrouvées dans la chambre de Tiphaine, mais celles-ci n’ont pas été analysées. Ils remettent en question le rôle du gérant de l’hôtel, qui n’a été entendu que comme témoin, alors qu’il a des liens avec la police locale, étant lui-même « policier volontaire ».
Face à cette situation, la famille de Tiphaine Véron espère que l’attention médiatique croissante et le déplacement d’Emmanuel Macron au Japon permettront de faire avancer les choses. Ils continuent de se battre pour que la disparition de leur proche ne tombe pas dans l’oubli, et que chaque piste soit explorée sérieusement.
Alors que se profilent des initiatives pour relancer l’enquête, la famille reste déterminée à obtenir des réponses. La rencontre à l’Élysée représente pour eux une lueur d’espoir dans une affaire qui reste marquée par le mystère.