Les hausses de prix des produits alimentaires en 2025 : café, viande et chocolat en tête

Les consommateurs français doivent s’attendre à des augmentations de prix dans leur panier de courses, malgré une inflation globale modérée. En mars 2025, l’inflation dans la grande distribution est évaluée à 2,3%, selon un baromètre du magazine LSA réalisé en collaboration avec le cabinet Circana. Toutefois, certains produits alimentaires affichent des hausses significatives, attirant l’attention sur les secteurs les plus touchés.

EN BREF

  • Le café torréfié connaît une hausse de 25% de son prix.
  • Les viandes hachées affichent une augmentation de 19,2%.
  • Les tablettes de chocolat augmentent de 17,6% en raison de la flambée des matières premières.

La directrice business insights de Circana, Emily Mayer, précise que les effets des négociations commerciales, qui se sont terminées le 1er mars, ne seront visibles qu’à partir d’avril ou mai, lorsque les nouveaux prix commenceront à apparaître en rayon. Néanmoins, certaines catégories de produits alimentaires sont déjà confrontées à des augmentations préoccupantes.

Café : un prix en forte hausse

En tête de liste, le café torréfié enregistre une hausse moyenne de 25% de ses prix. Cette situation n’est pas nouvelle : déjà en février 2025, il avait été rapporté que le prix d’une tasse de café avait augmenté de 10 centimes depuis janvier 2024. En octobre, une étude de franceinfo révélait une augmentation de 37,3% pour le café moulu, avec un sachet passant de 7,71 euros à 10,59 euros.

Cette flambée des prix s’explique par l’explosion des cours de l’arabica et du robusta sur le marché des matières premières. Au début de l’année 2025, le prix de la tonne de robusta frôle les 5.700 dollars, contre une moyenne stable de 2.000 euros depuis dix ans. Les conditions climatiques, notamment les fortes pluies au Brésil et les sécheresses au Vietnam, ont également contribué à cette situation délicate.

Viande : des augmentations dues à des crises sectorielles

La viande hachée est le deuxième produit le plus touché, avec une hausse de 19,2%. Cette augmentation s’inscrit dans un contexte où la viande de bœuf a vu ses prix grimper de 10% entre novembre 2024 et novembre 2025, selon les relevés de l’UFC-Que Choisir. Ce phénomène est principalement dû à une crise dans le secteur, où une génération de producteurs part à la retraite sans successeurs pour reprendre leurs exploitations.

Les épidémies animales, telles que la dermatose nodulaire, ont également eu un impact dévastateur sur les troupeaux en France, aggravant ainsi la situation. Couplées à ces facteurs, les viandes surgelées ont enregistré une hausse des prix de 16,6%.

Chocolat et autres produits : des hausses alarmantes

Les tablettes de chocolat ne sont pas en reste, avec une augmentation de 17,6%. Entre 2022 et 2024, le cours du cacao a connu une instabilité marquée, atteignant des sommets à 10.000 voire 12.000 euros la tonne. En conséquence, les chocolats de Pâques ont vu leur prix grimper de 14% en 2025, tandis que le prix moyen des tablettes de chocolat a augmenté de 32,8%.

Les prévisions pour Pâques 2026 semblent plus optimistes, avec des prix stables, voire des baisses possibles en raison de la récente baisse des cours du cacao. Toutefois, la situation reste incertaine, en particulier avec les tensions géopolitiques au Moyen-Orient qui pourraient influencer les prix du marché.

Les conserves de maquereaux : une augmentation significative

Enfin, les conserves de maquereaux sont également affectées, affichant une hausse de 12,9% de leurs prix. Cette situation est en grande partie due à la réduction des quotas de pêche imposée par l’Union européenne, en réponse à la surpêche qui a entraîné un effondrement de la population de maquereaux dans l’Atlantique.

À l’été 2025, le prix du poisson était situé entre 1,50 et 5 euros le kilo, contre 8 à 10 euros actuellement. Les inquiétudes quant à l’impact de la situation géopolitique sur les prix des aliments demeurent, selon Emily Mayer, qui souligne l’incertitude des semaines à venir.

Ces hausses de prix des produits alimentaires révèlent des problématiques structurelles et conjoncturelles qui touchent divers secteurs. Les consommateurs doivent rester vigilants face à ces fluctuations, qui pourraient encore évoluer dans un contexte économique mondial instable.