Rachida Dati candidate à la mairie de Paris : quel score pour la maire du 7e arrondissement aux municipales ?

**Rachida Dati en lice pour la mairie de Paris : quel résultat pour la maire du 7e arrondissement aux municipales ?**

Le dimanche 15 mars 2026, les parisiens se sont mobilisés pour élire leur futur maire, assistés d’un face-à-face très scruté entre Emmanuel Grégoire et Rachida Dati. En tant que maire du 7e arrondissement et ancienne ministre de droite, Dati avait des ambitions claires pour l’Hôtel de Ville. Cependant, les premiers résultats ont rapidement révélé que la tâche serait ardue.

À l’échelle de la capitale, la liste d’union PS-Écologistes-PCF, dirigée par Emmanuel Grégoire, a pris la tête avec 37,98 % des voix lors du premier tour des élections municipales de 2026. En revanche, la liste LR-MoDem menée par Rachida Dati a récolté 25,46 %, se retrouvant ainsi à plus de douze points derrière. Ce fossé, plus large que prévu pendant la campagne, remet en question les ambitions de la droite pour la ville lumière.

Avec ce résultat, la candidate LR-MoDem se positionne comme la numéro deux de la course à la mairie, mais elle est distancée par une gauche désormais unie. Depuis 2026, les conseillers ne sont plus élus par arrondissement, mais sur une liste unique pour l’ensemble de la capitale, limitant ainsi l’impact du fief du 7e arrondissement, où Rachida Dati demeure cependant une figure marquante.

Derrière ce duo de tête, trois autres listes franchissent la barre des 10 % : Sophia Chikirou pour La France insoumise avec 11,72 %, Pierre-Yves Bournazel (Horizons-Renaissance) avec 11,34 %, et Sarah Knafo (Reconquête!) avec 10,40 %. Toutes ces candidatures se qualifient pour le second tour prévu le 22 mars, et avec une participation de 58,89 %, ces voix pourraient jouer un rôle crucial dans la suite de la compétition parisienne.

En 2020, Rachida Dati avait déjà conduit la droite parisienne avec environ 22,72 % des suffrages au premier tour. Six ans plus tard, son score de 25,46 % n’apporte qu’une légère progression, malgré une visibilité médiatique accrue en tant que ministre et maire du 7e arrondissement.

Au soir du premier tour, Emmanuel Grégoire a salué le soutien populaire dont il a bénéficié : « Les Parisiennes et les Parisiens nous ont largement placés en tête de ce premier tour », tout en précisant que « rien n’est fait ». Il a ajouté : « Vous avez voté pour la gauche qui souhaite gagner, mais l’issue reste incertaine. Dimanche prochain, la droite et l’extrême droite peuvent prendre le dessus à Paris », incitant tous les électeurs du camp républicain à soutenir sa liste. De son côté, Rachida Dati a souligné que « la division affaiblit le camp de l’alternance et du changement », affirmant que « la victoire est envisageable, mais cela exige un rassemblement et une mobilisation ».

Pour sa part, Sophia Chikirou a exprimé son attente quant à l’appel d’Emmanuel Grégoire pour « former un front antifasciste » au second tour. Elle a déclaré : « Nous sommes déterminés à repartir en campagne pour le second tour. Nous allons battre le pavé et faire savoir à tous les Parisiens : ‘Oui, il y aura des élus Insoumis au Conseil de Paris’. »