Trump propose une réduction des opérations militaires contre l’Iran malgré les tensions

Le président américain Donald Trump a exprimé, pour la première fois, son intention de « réduire graduellement » les opérations militaires contre l’Iran. Cette déclaration a été faite vendredi, juste après avoir écarté toute possibilité de cessez-le-feu. Le conflit, qui dure depuis trois semaines, a des répercussions graves sur l’activité mondiale, avec des frappes continues des États-Unis et d’Israël sur l’Iran.

EN BREF

  • Donald Trump envisage de réduire les opérations militaires contre l’Iran.
  • Le conflit en cours a des conséquences globales, notamment économiques.
  • Des tensions persistent entre les États-Unis, Israël et l’Iran, malgré l’annonce de Trump.

Dans un message partagé sur son réseau social Truth Social, Trump a déclaré : « Nous sommes sur le point d’atteindre nos objectifs alors que nous envisageons de réduire graduellement nos importants efforts militaires au Moyen-Orient contre le régime terroriste iranien ». Ce commentaire marque une première indication de sa part concernant une possible fin du conflit. Cependant, cette annonce coïncide avec des rapports sur un déploiement imminent de forces militaires supplémentaires dans la région.

Quelques heures avant cette déclaration, Trump avait rejeté l’idée d’un cessez-le-feu, affirmant : « Vous ne faites pas de cessez-le-feu quand vous anéantissez littéralement l’adversaire ». Il a également souligné que le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le transport de pétrole, devrait être surveillé par d’autres pays, et non par les États-Unis.

Le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a, de son côté, déclaré que « l’ennemi avait été vaincu » dans un message pour le Nouvel an persan. Depuis son ascension, Khamenei n’a pas fait d’apparition publique, ce qui a alimenté les spéculations sur son état de santé après des blessures subies au début de la guerre.

En parallèle, l’armée israélienne a annoncé avoir tué le responsable des renseignements des Bassidj lors d’une frappe à Téhéran. Cette annonce fait suite à des informations sur la mort d’un porte-parole des Gardiens de la Révolution, « tombé en martyr ». Des explosions ont été entendues dans la capitale iranienne, tandis qu’Israël a fait état de missiles iraniens lancés vers son territoire.

Les tensions se sont intensifiées avec des frappes israéliennes sur des installations en Iran, et des représailles de Téhéran sur des cibles en Israël, notamment des attaques par drones sur des raffineries au Koweït. Au même moment, des missiles ont frappé le quartier juif de la Vieille ville de Jérusalem.

Trump continue de varier ses déclarations sur la durée du conflit, mais il a affirmé que l’objectif des États-Unis et d’Israël reste la « victoire ». Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a quant à lui déclaré que l’Iran était « en train d’être décimé » et qu’il n’avait plus la capacité d’enrichir de l’uranium ou de produire des missiles balistiques.

Cependant, la situation au détroit d’Ormuz, où l’Iran bloque la navigation, complique les objectifs des États-Unis. Trump a critiqué les nations de l’OTAN, les qualifiant de « lâches » pour ne pas soutenir l’ouverture du détroit. Le Royaume-Uni a, néanmoins, accordé aux États-Unis la permission d’utiliser ses bases pour frapper des cibles iraniennes.

L’attaque sur la raffinerie koweïtienne a entraîné des fermetures de plusieurs unités, tandis que des incidents d’attaques par missiles et drones ont été rapportés dans d’autres pays du Golfe. La Turquie a également condamné les frappes israéliennes en Syrie, qualifiant cela d’escalade dangereuse.

La guerre en cours jette une ombre sur les célébrations du nouvel an persan et l’Aïd el-Fitr, qui devraient apporter joie et festivités dans la région. Des témoignages de la population révèlent une atmosphère de fatalisme face à l’incertitude de l’avenir. Hoda, une habitante de Saveh, a déclaré : « Nous ne savons pas ce qui va se passer, mais la vie continue ».

Les répercussions économiques du conflit se font sentir à l’échelle mondiale. Selon Robert Pape, expert militaire, « les dommages durables entraînent un choc économique profond ». Les marchés boursiers ont enregistré des baisses significatives en raison des incertitudes liées à la guerre et à la flambée des prix de l’énergie. Grégoire Kounowski, conseiller en investissement, a ajouté que « nous sommes dans un marché qui se fait peur ».