Face aux récentes suppressions de postes et au blocage des salaires, les syndicats de l’Éducation nationale, dont la FSU, l’Unsa, la CFDT, la CGT et SUD, lancent un appel à la grève générale qui se tiendra le 31 mars. Cette mobilisation s’inscrit dans une semaine d’actions prévue du 30 mars au 3 avril, visant à dénoncer les choix budgétaires jugés néfastes pour l’éducation française.
EN BREF
- Grève générale annoncée le 31 mars par plusieurs syndicats de l’Éducation nationale.
- Mobilisation prévue du 30 mars au 3 avril pour dénoncer les suppressions de postes.
- Les syndicats réclament des créations de postes et une revalorisation salariale pour 2027.
Les syndicats, dans un communiqué diffusé le 20 mars, expriment leur mécontentement face à une situation qu’ils jugent alarmante. Les suppressions de postes annoncées, qui touchent tant le public que le privé, sont perçues comme un coup dur pour un service public d’éducation déjà affaibli. Ils soulignent que ces mesures entraîneront, entre autres, des classes surchargées et une dégradation des conditions de vie scolaire.
Les prévisions pour la rentrée 2026 sont particulièrement préoccupantes : près de 4 000 postes d’enseignants seraient supprimés, avec une répartition de 1 891 suppressions dans le premier degré public et 1 365 dans le second degré. Une telle situation, affirment les syndicats, est inacceptable et ne fait qu’aggraver une crise déjà existante.
Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, a justifié ces coupes en évoquant une « chute démographique vertigineuse ». Selon les chiffres officiels, le nombre d’élèves a diminué de 1,7 % à la rentrée 2025 par rapport à l’année précédente, représentant une perte de 106 900 élèves. Cependant, les syndicats contestent cette interprétation et affirment que cette baisse pourrait être une opportunité pour réduire le nombre d’élèves par classe, améliorant ainsi les conditions d’enseignement.
Les organisations syndicales mettent également en avant le besoin urgent d’une revalorisation salariale pour les enseignants, qui souffrent d’un déclassement salarial croissant. Ils préconisent que le budget 2027 inclue non seulement des créations de postes, mais aussi des augmentations de salaire « sans contreparties ».
Ce mouvement de grève général, qui s’annonce comme l’un des plus significatifs de ces dernières années, pourrait rassembler des milliers d’enseignants à travers la France. Les syndicats espèrent mobiliser l’opinion publique autour de leur cause, en mettant en lumière les conséquences des choix budgétaires actuels sur l’éducation de demain.
La situation dans les écoles, collèges et lycées pourrait donc être particulièrement tendue dans les jours à venir, à mesure que les syndicats intensifient leurs actions. Les enseignants, soutenus par les parents d’élèves, sont déterminés à faire entendre leur voix face à des décisions qu’ils jugent destructrices pour l’avenir de l’éducation nationale.