Occupation pacifique à Paris : Extinction Rebellion interpelle sur l’écologie avant les municipales

Le 21 mars 2026, le groupe écologiste Extinction Rebellion (XR) a organisé une occupation de la passerelle Simone-de-Beauvoir à Paris, rassemblant entre 180 et 300 militants, selon les estimations de la police et des organisateurs. Cette action a eu lieu à la veille du second tour des élections municipales, soulignant l’absence de thématiques écologiques dans le débat électoral.

EN BREF

  • Extinction Rebellion a occupé la passerelle Simone-de-Beauvoir à Paris.
  • Les forces de l’ordre ont évacué les militants après moins de trois quarts d’heure.
  • L’initiative visait à rappeler l’importance des enjeux écologiques dans les élections municipales.

Au cours de cette action, les militants ont dressé des tipis et des barnums, créant une ambiance festive, avec des chants et des échanges. Cependant, près de quarante-cinq minutes après le début de l’occupation, les CRS sont intervenus, après avoir donné des sommations par mégaphone. L’évacuation a été effectuée de manière musclée, avec plusieurs militants escortés ou traînés au sol.

Environ deux heures après le commencement de l’opération, la majorité des participants avaient été évacués. Par la suite, une quinzaine d’entre eux ont été placés en garde à vue, tandis que d’autres ont reçu des amendes. Les forces de l’ordre ont également saisi du matériel utilisé durant l’occupation. XR a rapporté qu’un militant avait été blessé lors de l’évacuation et a été conduit à l’hôpital, sans que son état de santé soit précisé.

Juliette, l’une des porte-paroles de XR, a déclaré que cette occupation visait à rappeler aux citoyens que les questions écologiques, bien que cruciales, sont souvent négligées dans les débats électoraux. « Nous voulons remettre la démocratie au centre en insistant sur les préoccupations écologiques qui figurent parmi les trois principales inquiétudes des Français », a-t-elle affirmé.

Les organisateurs avaient initialement prévu d’occuper des « lieux de pouvoir », tels que le Conseil d’État, mais ont dû modifier leurs plans en raison d’arrêts préfectoraux interdisant les rassemblements dans divers lieux de la capitale. Pour compliquer leur évacuation, certains militants se sont attachés les uns aux autres, affichant une banderole avec le message « Ensemble contre la haine ».

Granny, une militante de 32 ans et commerçante indépendante, a exprimé son souhait de remobiliser la population autour de la démocratie, en plaidant pour l’établissement d’assemblées citoyennes ayant un pouvoir décisionnel. « Nous souhaitons discuter, échanger, et agir de manière pacifique. Le traitement que nous recevons est complètement disproportionné », a-t-elle déclaré, avant d’être évacuée.

Cette action d’Extinction Rebellion illustre l’urgence perçue par de nombreux citoyens face à la crise écologique, et met en lumière le besoin d’une représentation adéquate de ces enjeux dans le discours politique, surtout en période électorale. La mobilisation a suscité des réactions variées, témoignant des tensions entre les aspirations citoyennes et les réponses des autorités.