Le 22 mars 2026, deux missiles iraniens ont été tirés sur des villes du sud d’Israël, dont l’une près d’un centre de recherche nucléaire. Ces attaques ont fait plus d’une centaine de blessés et ont provoqué d’importants dégâts matériels. La situation sur place est décrite comme chaotique, avec des témoins relatant des scènes de panique et de désespoir.
EN BREF
- Deux missiles iraniens ont frappé Arad et Dimona, blessant plus de 100 personnes.
- Les attaques ont causé d’importants dégâts matériels, notamment près d’un centre nucléaire.
- Les écoles resteront fermées dans tout le pays les jours suivants, l’enseignement se faisant à distance.
Lorsque la sirène d’alerte a retenti à Arad, Ido Franky, un adolescent de 17 ans, s’est précipité avec sa famille vers un abri. « Il y a eu un +boum, boum+ ! Ma mère a crié », a-t-il déclaré à l’AFP, décrivant une scène de peur qui a marqué les habitants de cette ville, jusqu’alors épargnée par de tels événements. Au moins 84 personnes ont été blessées à Arad, dont dix grièvement, selon le bilan du Magen David Adom (MDA), l’équivalent israélien de la Croix-Rouge.
Les attaques ont entraîné des incendies dans plusieurs immeubles résidentiels. Des équipes de secours, accompagnées de chiens, ont fouillé les décombres à la recherche de victimes potentielles. Un cratère de cinq mètres de profondeur a été observé sur le site de l’impact, témoignant de la violence des explosions. Dans les rues, la police a dû disperser des badauds curieux, tandis que les forces de l’ordre et les secouristes continuaient leur travail dans des conditions difficiles.
La première salve de missiles a visé Dimona, une ville stratégique connue pour abriter le Centre de recherche nucléaire du Néguev Shimon Peres. Un missile s’est abattu à environ cinq kilomètres de ce site sensible, blessant une trentaine de personnes. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré une boule de feu à l’impact et des bâtiments gravement endommagés, laissant apparaître des intérieurs dévastés.
Dans une déclaration, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a qualifié cette soirée de « très difficile » et a affirmé que son gouvernement était déterminé à continuer d’agir contre les ennemis d’Israël sur tous les fronts. Les images de l’impact et des destructions ont été largement relayées par les médias, illustrant l’ampleur des dégâts causés par ces frappes.
Face à cette escalade, le gouvernement israélien a décidé de fermer les écoles de tout le pays le dimanche et le lundi suivants, alors que le système éducatif se prépare à un enseignement à distance. Cette décision vise à protéger les élèves et à réduire les déplacements pendant la période d’incertitude.
À ce jour, ces attaques ont causé la mort de quinze personnes en Israël, ainsi que celle de quatre femmes palestiniennes en Cisjordanie occupée. Bien qu’elles ne soient pas les plus meurtrières, ces frappes représentent une escalade significative dans les tensions persistantes entre Israël et l’Iran, mettant en lumière la capacité de ce dernier à répondre aux bombardements israélo-américains.
La situation reste préoccupante et nécessite une attention continue, alors que les autorités israéliennes s’efforcent de maintenir l’ordre et de protéger les citoyens face à cette menace persistante.