Dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient, l’Iran a menacé dimanche de frapper des infrastructures stratégiques en réponse à un ultimatum lancé par le président américain Donald Trump. Ce dernier avait exigé la réouverture du détroit d’Ormuz dans un délai de 48 heures, suite à des frappes iraniennes ayant causé de lourds dégâts dans le sud d’Israël.
EN BREF
- Trump exige la réouverture du détroit d’Ormuz sous 48 heures.
- L’Iran menace de frapper des infrastructures clés en cas de non-respect.
- Les frappes militaires se poursuivent au Moyen-Orient, exacerbant les tensions.
Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a averti que si l’Iran ne respectait pas son ultimatum, les Etats-Unis lanceraient des frappes sur les centrales électriques iraniennes, en commençant par la plus grande. Cette déclaration a déclenché une réaction immédiate de Téhéran, qui a promis de cibler les infrastructures énergétiques, technologiques et de dessalement d’eau dans la région.
La situation s’est intensifiée au 23e jour de la guerre, qui a débuté le 28 février avec une offensive conjointe des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran. Les hostilités se poursuivent, avec l’armée israélienne menant des frappes au cœur de Téhéran, alors que des explosions ont été entendues à Jérusalem, signalant la menace persistante des missiles iraniens.
Les événements récents ont vu l’Iran frapper des zones résidentielles en Israël, notamment à Dimona, où un centre de recherche nucléaire est situé. L’attaque a provoqué une trentaine de blessés, dont un grave. L’Iran a également ciblé la ville d’Arad, causant 84 blessés dont dix dans un état critique. Un jeune résident a décrit la peur qui règne parmi la population : « C’est effrayant… Cette ville n’avait jamais connu ça. »
Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, a exprimé sa détermination à continuer de frapper les ennemis d’Israël sur tous les fronts, affirmant que la situation est « très difficile dans la bataille pour notre futur ». Cette montée en puissance des attaques sur des infrastructures critiques suggère un changement d’orientation dans la stratégie militaire iranienne.
Les frappes iraniennes sont considérées comme une riposte à une attaque présumée contre un complexe nucléaire à Natanz, en Iran. Bien que l’armée israélienne ait nié toute implication, des médias ont rapporté que cette action pourrait être liée aux États-Unis. L’Organisation iranienne de l’énergie atomique a déclaré qu’aucune fuite radioactive n’était à signaler, tandis que l’Agence internationale de l’énergie atomique a appelé à « la retenue militaire maximale » pour éviter tout risque d’accident nucléaire.
Israël, qui est perçu comme le seul pays doté de l’arme nucléaire au Moyen-Orient, continue d’entretenir une ambiguïté sur sa capacité nucléaire. La guerre actuelle est en partie motivée par la volonté des États-Unis et d’Israël d’éliminer la menace nucléaire iranienne, un sujet de préoccupation qui avait été soulevé lors de discussions diplomatiques en février, avant d’être brutalement interrompu par le déclenchement du conflit.
Les frappes de représailles iraniennes se sont également étendues aux pays du Golfe, avec des missiles visant la région de Ryad, la capitale saoudienne. Bien que certains missiles aient été interceptés, d’autres ont atteint des zones désertes. Les Émirats arabes unis ont également signalé des attaques similaires. Téhéran a intensifié ses efforts pour déstabiliser l’approvisionnement mondial en hydrocarbures, exacerbant la flambée des prix du pétrole.
Le blocage de facto du détroit d’Ormuz, un axe commercial vital, a suscité des inquiétudes au niveau mondial. Des pays comme les Émirats, le Royaume-Uni et la France se sont dits prêts à contribuer aux efforts de réouverture du détroit. La Commission européenne a également pris des mesures pour atténuer la pression sur les prix du gaz à travers une réduction des objectifs de remplissage pour l’hiver prochain.
Ces développements soulignent la complexité et la volatilité de la situation actuelle au Moyen-Orient, où les décisions militaires et diplomatiques pourraient avoir des répercussions profondes sur la stabilité régionale et mondiale.