Lucas Larivée condamné à 30 ans de réclusion pour le meurtre de Justine Vayrac

Lucas Larivée, un ouvrier agricole de 24 ans, a été condamné ce samedi 21 mars 2026 à une peine de 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de Justine Vayrac, survenu en 2022 en Corrèze. Le verdict, qui comprend une période de sûreté de 20 ans, a été prononcé après un procès qui a mis en lumière les mensonges de l’accusé et son comportement aux traits psychopatiques.

EN BREF

  • Lucas Larivée a été condamné à 30 ans pour le meurtre de Justine Vayrac.
  • Le tribunal a reconnu des comportements psychologiques inquiétants chez l’accusé.
  • La défense a plaidé l’accident lors d’un jeu sexuel, mais le jury a rejeté cette thèse.

Lors des débats, l’avocate générale, Emilie Abrantes, a décrit Larivée comme « prisonnier de ses mensonges », soulignant qu’il ne représentait pas un « monstre », mais qu’il exhibait des traits de personnalité dangereux pour la société. Le parquet avait demandé une peine de réclusion criminelle à perpétuité avec 22 ans de sûreté, mais les jurés ont opté pour une peine légèrement inférieure.

La mère de Justine, visiblement émue, a accueilli le verdict dans les bras de ses proches, tandis que le beau-père de la victime a exprimé sa confiance en la justice française. « Nous avons fait le choix de faire confiance en la justice de notre pays et cette confiance est intacte », a-t-il déclaré.

La défense, représentée par Me Michel Labrousse, a critiqué les conclusions des experts psychiatres qui ont qualifié Larivée de psychopathe. Il a affirmé qu’un précédent rapport avait conclu à l’absence de profil psychopathique chez l’accusé. Labrousse a contesté la validité de ce nouvel avis, le qualifiant de « torchon » et a plaidé pour une requalification des charges en « coups mortels ».

Le procès a révélé la complexité de l’affaire. Larivée avait initialement prétendu qu’un tiers, fictif, était responsable des actes commis contre Justine. Les preuves, cependant, incluant des projections de sang et des témoignages, ont contredit cette version. La thèse de la défense, qui évoquait un accident survenu lors d’un jeu sexuel, a été fragilisée par les éléments présentés au tribunal.

Justine Vayrac, décrite par ses parents comme « douce » et « très sensible », était dans un état vulnérable au moment des faits. L’accusation a souligné qu’elle n’était qu’une « proie » pour Larivée, un homme décrit comme un séducteur ayant collectionné les petites amies. Larivée a lui-même qualifié son acte d’« irréparable » et d’« impardonnable », tout en maintenant que la mort de Justine était accidentelle.

Ce procès aura marqué les esprits, tant par la gravité des faits que par l’analyse des comportements de l’accusé. La justice a rendu son verdict, et la société reste désormais en attente des conséquences de cette décision judiciaire sur la vie de toutes les personnes impliquées.