La cour d’assises de Tulle a rendu son verdict ce lundi soir, après une délibération qui a duré plus de cinq heures. La décision, tombée peu après 22 heures, conclut une semaine d’audience marquée par des témoignages poignants et une atmosphère lourde de tension. Lucas Larivée a été reconnu coupable du viol et du meurtre de Justine Vayrac, survenus dans la nuit du 22 au 23 octobre 2022, alors qu’elle profitait d’une soirée avec des amis à Brive-la-Gaillarde.
EN BREF
- Lucas Larivée condamné à 30 ans de réclusion criminelle.
- Une scène inattendue entre les familles a marqué l’audience.
- La famille de Justine exprime sa douleur et son besoin de soutien.
Lucas Larivée, un ouvrier agricole, a été condamné à une peine de trente ans de réclusion criminelle, assortie d’une période de sûreté de vingt ans. Ce verdict, bien que salué comme un soulagement par les proches de la victime, ne fait pas disparaître la profonde douleur ressentie par la famille de Justine. L’accusé, quant à lui, dispose d’un délai de dix jours pour faire appel, une possibilité qui suscite des craintes au sein des parties civiles, comme l’a souligné Maître Guillot, l’avocat de la famille de Justine.
À l’énoncé de la condamnation, les émotions étaient palpables au sein de la salle. Lucas Larivée, la tête légèrement baissée, a suscité l’inquiétude de sa famille, qui est restée figée dans l’angoisse. En revanche, les proches de Justine ont réagi en s’enlaçant, laissant éclater leur chagrin. Ce moment de partage a été néanmoins éclipsé par une scène inattendue : la mère de Justine a fait le pas d’aller vers celle de l’accusé, et les deux femmes se sont enlacées. Ce geste a profondément marqué les esprits, témoignant d’une humanité touchante au milieu de cette tragédie.
Dans les minutes qui ont suivi le verdict, Arnold Setan, le beau-père de Justine, a pris la parole. Avec une voix chargée d’émotion, il a remercié toutes les personnes impliquées dans la recherche de la vérité et dans le processus judiciaire. Son discours a mis en lumière le rôle essentiel des enquêteurs, des magistrats et des témoins, tout en rendant hommage à la force et à la dignité de la mère de Justine, Marina. « Votre présence, vos messages, votre bienveillance nous ont aidés à tenir debout », a-t-il déclaré, soulignant l’importance du soutien collectif dans cette épreuve.
En évoquant les années de souffrance qui ont suivi le drame, Arnold Setan a rappelé l’impact dévastateur sur la famille. « Rien ne réparera jamais ce qui a été brisé, mais nous continuerons d’avancer ensemble, avec la mémoire de Justine », a-t-il conclu, témoignant d’une résilience face à une douleur indescriptible.
Ce procès et son verdict marquent une étape importante, mais la lutte pour la mémoire de Justine Vayrac se poursuivra sans aucun doute, imprégnée de l’espoir que des circonstances similaires ne se reproduisent plus jamais.