Transformez une vieille planche en nichoir pour mésanges : guide pratique

Un vieux morceau de planche, souvent négligé dans le garage, peut se révéler être un trésor pour votre jardin. En quelques découpes et quelques vis, il est possible de le transformer en un nichoir en bois de récupération, qui non seulement attirera les mésanges, mais contribuera également à l’équilibre naturel de votre espace extérieur.

EN BREF

  • Une planche de récup peut devenir un nichoir pour mésanges.
  • Les mésanges aident à réguler les nuisibles dans le jardin.
  • Des astuces pratiques pour réaliser soi-même ce nichoir.

Pourquoi un nichoir en bois de récupération est précieux pour les mésanges

Installer un nichoir pour oiseaux est bien plus qu’un simple acte de bricolage ; c’est un geste en faveur de la biodiversité. Ces petites maisons offrent un abri contre le froid, la pluie et les prédateurs, tout en attirant des alliés précieux qui consomment des insectes nuisibles et des graines de mauvaises herbes. La Fédération des chasseurs de la Somme a d’ailleurs encouragé l’utilisation de modèles en réemploi, en fabriquant des nichoirs adaptés aux mésanges, comme l’explique Emmanuel Lavoisier, directeur de la Fédération. Les nichoirs, dotés d’une entrée de trois centimètres de diamètre, sont conçus pour dissuader les oiseaux plus petits d’entrer, les protégeant ainsi des prédateurs.

Les mésanges jouent également un rôle clé dans la lutte contre la chenille processionnaire, un insecte nuisible qui impacte la santé des chênes. Anaïs Rouland, responsable de la stratégie de la fédération, indique que des nichoirs seront installés cet été dans des zones particulièrement sensibles, faisant ainsi de ces constructions un outil efficace pour réguler naturellement les populations d’insectes.

Bien choisir et préparer son morceau de bois de récupération

Pour fabriquer un nichoir, il est conseillé de partir d’une planche d’environ 1,80 m de long, 15 cm de large et 1,2 cm d’épaisseur. Un morceau d’ancienne palissade en cèdre est idéal, mais d’autres types de bois non traités, tels que le pin brut, peuvent également convenir. Il est important d’éviter tout bois traité ou peint, car les oiseaux sont sensibles aux toxines.

Avant de commencer, il convient de vérifier l’état de la planche. Voici quelques étapes à suivre :

  • Retirer clous, agrafes et vis encore présents.
  • Vérifier l’absence de peinture ou de lasure ancienne.
  • Écarter tout bois dégageant une forte odeur chimique.

Un léger ponçage suffira à enlever les échardes, sans chercher à obtenir une finition parfaite. Les mésanges ne sont pas exigeantes sur l’apparence de leur maison.

Le processus de fabrication du nichoir

La méthode la plus simple consiste à découper d’abord la façade et l’arrière, puis à se servir de ces pièces comme gabarit pour le fond, les côtés et le toit. Le trou d’entrée se perce dans la façade avec un foret plat d’environ 2,5 cm de diamètre, idéal pour les mésanges. Le montage se fait avec des vis à bois, de préférence galvanisées pour leur résistance à l’humidité.

Le fond du nichoir est fixé aux côtés, suivi de l’arrière et de la façade, avant d’ajouter le toit. Il est essentiel de percer quelques petits trous dans le fond pour éviter que l’eau de pluie ne stagne. Pour conclure, un perchoir n’est pas recommandé, car les mésanges s’en passent très bien et cela pourrait favoriser l’accès aux prédateurs.

Pour protéger le bois, certains optent pour de l’huile de lin, tandis que d’autres ajoutent une peinture extérieure non toxique pour une touche de couleur. Enfin, il ne reste plus qu’à accrocher le nichoir dans un coin calme du jardin et à patienter pour observer les premiers va-et-vient des mésanges bleues ou charbonnières.