Chaque début de mois, des ajustements financiers touchent de nombreux citoyens. Le 1er avril ne fera pas exception, apportant son lot de modifications qui affecteront les budgets de millions de Français. Ce mois-ci, plusieurs dispositifs de soutien social, ainsi que des évolutions des tarifs de l’énergie, viennent redéfinir le paysage économique.
EN BREF
- Augmentation de 0,8% des aides versées par les CAF à partir d’avril.
- Chèques énergie pour des millions de ménages aux revenus modestes.
- Fin de la trêve hivernale avec un risque accru d’expulsions locatives.
Revalorisation des aides sociales
À compter du 1er avril, les aides financières versées par la Caisse d’Allocations Familiales (CAF) seront revalorisées. Cette augmentation, estimée à 0,8%, est légèrement inférieure à celle de 0,9% envisagée initialement. Les nouveaux montants du RSA, de l’AAH et des allocations familiales seront précisés par des décrets à paraître prochainement. Les allocataires pourront constater cette hausse sur les paiements effectués à partir de mai.
Cette revalorisation s’accompagne d’un soutien supplémentaire pour plus de trois millions de bénéficiaires, qui verront leur prime d’activité augmenter en moyenne de 50 euros par mois. Ce coup de pouce est annoncé par le gouvernement dans le cadre du budget 2026, visant à garantir un revenu plus élevé pour les foyers gagnant le Smic ou légèrement au-dessus.
Mesures pour les ménages et prix de l’énergie
Parallèlement, un dispositif de chèque énergie sera mis en place pour aider les ménages à régler leurs factures d’énergie. Les montants des chèques varieront entre 48 euros et 277 euros, en fonction des revenus. Les envois se feront par étapes sur une période de quatre semaines, permettant à la majorité des bénéficiaires de le recevoir automatiquement. Toutefois, certains ménages devront faire une démarche pour en faire la demande.
Concernant les prix du gaz, le montant du kWh pour les usages de cuisson et d’eau chaude sera ajusté, passant de 0,136 euro à 0,135 euro. Pour le chauffage, le tarif passera de 0,105 euro à 0,104 euro. Cette stabilité des prix est temporaire, avec une hausse prévue dès mai, liée à l’impact des tensions géopolitiques sur le marché.
Fin de la trêve hivernale et droits des salariés
Le 1er avril marque également la fin de la trêve hivernale, période durant laquelle les expulsions locatives étaient suspendues. Cette situation soulève des inquiétudes, car le nombre de locataires menacés d’expulsion a atteint des niveaux alarmants. Selon des chiffres récents, 2,6 millions de demandes de logements sociaux sont en attente, alors que 4,2 millions de personnes se disent mal-logées.
Du côté des droits des salariés, une nouvelle mesure entrera en vigueur, permettant aux travailleurs ayant subi un arrêt maladie de bénéficier de congés payés. Cette disposition, valable jusqu’à 24 jours ouvrables par an, est applicable pour les arrêts survenus entre le 1er décembre 2009 et le 23 avril 2024. Les demandes devront être faites avant le 23 avril 2026.
Augmentation des tarifs de santé
Enfin, la participation forfaitaire pour certains soins coûteux augmentera, passant de 24 euros à 32 euros. Cette hausse concerne les actes dont le coût dépasse 120 euros, suscitant des inquiétudes quant à l’accès aux soins pour les patients. Des représentants du secteur de la santé alertent sur les risques d’augmentation des renoncements aux soins, exacerbant ainsi les inégalités de santé.
Le mois d’avril s’annonce donc dense en changements, impactant diverses sphères de la vie quotidienne. Les acteurs concernés, qu’ils soient allocataires, ménages à revenus modestes ou travailleurs, devront s’adapter à cette nouvelle réalité financière.