Les marchés financiers ont connu un sursaut d’optimisme lundi, suite aux déclarations de Donald Trump concernant des négociations potentielles avec l’Iran. Malgré le démenti de Téhéran, les investisseurs ont interprété les propos du président américain comme un signe de détente dans les tensions géopolitiques.
EN BREF
- Donald Trump annonce des « points d’accord majeurs » avec l’Iran.
- Les prix du pétrole chutent de plus de 10% suite à ces déclarations.
- Les marchés boursiers rebondissent avant de modérer leurs gains en raison des démentis iraniens.
Le 18 mars 2026, à la Bourse de New York, l’annonce de Trump a provoqué des mouvements significatifs sur les marchés. « C’est une journée folle », a déclaré Antoine Andreani, analyste chez XTB France. Selon lui, le timing de cette annonce, faite juste avant l’ouverture de Wall Street, a contribué à galvaniser les marchés.
Le président a indiqué que des négociations avaient eu lieu avec un « haut dirigeant » iranien, évoquant des accords potentiels. En parallèle, il a annoncé un report des frappes qu’il menaçait d’engager contre les infrastructures énergétiques de l’Iran. Cette nouvelle a eu un impact immédiat sur les cours du pétrole, qui ont chuté de plus de 14% avant de clôturer à une baisse de 10,92% pour le baril de Brent, désormais à 99,94 dollars. Le baril américain WTI a également enregistré une baisse significative de 10,28%, s’établissant à 88,13 dollars.
Les investisseurs ont vu dans ces propos une lueur d’espoir, surtout dans un contexte où les perspectives économiques étaient assombries par le conflit au Moyen-Orient. « L’enthousiasme spéculatif est de retour », a précisé Jose Torres d’Interactive Brokers. Il a néanmoins ajouté qu’il faudrait que le prix du pétrole se stabilise autour de 80 dollars pour apaiser les craintes d’inflation.
Réactions mitigées sur les marchés boursiers
Malgré la première réaction positive, les indices boursiers ont commencé à modérer leurs gains suite au démenti du ministère iranien des Affaires étrangères. Ce dernier a nié toute négociation avec les États-Unis, affirmant avoir uniquement reçu des messages de « pays amis » concernant une éventuelle discussion. Cela a entraîné une légère baisse des Bourses, bien que Paris ait terminé en hausse de 0,79% à 7.726,20 points, loin de son pic de la journée à 7.876,70 points. De même, le Dax allemand a terminé en hausse de 1,22%.
À Wall Street, les indices ont également enregistré des gains, le Dow Jones et le Nasdaq grimpant tous deux de 1,38%, tandis que l’indice élargi S&P 500 a gagné 1,15%. Toutefois, ces chiffres restent inférieurs aux niveaux atteints en début de séance.
Impact sur le marché de la dette
Les propos de Trump et la chute des prix du pétrole ont temporairement apaisé le marché de la dette. Les craintes d’inflation, qui pourraient entraîner une hausse des taux d’intérêt, ont conduit à des baisses des rendements obligataires. Le rendement de la dette française à dix ans a reculé à 3,68%, après avoir atteint 3,85%, son niveau le plus élevé depuis juillet 2009. Le taux britannique a également diminué pour s’établir à 4,90%, tandis que le taux italien a baissé à 3,87%.
Aux États-Unis, le taux des bons du Trésor à dix ans était de 4,34%, en baisse par rapport au vendredi précédent où il était à 4,38%.
Les mouvements des marchés de lundi illustrent la volatilité des réactions face aux déclarations politiques sur la scène internationale. Alors que les investisseurs cherchent à anticiper les tendances, les incertitudes demeurent, alimentées par des démentis et des nouvelles contradictoires.