Accusations de violences psychologiques à l’encontre du chef Matan Zaken

Le monde de la gastronomie est en émoi après les révélations concernant Matan Zaken, un chef étoilé de 32 ans, qui se présente comme une figure accessible et moderne de la cuisine. Un extrait d’un reportage diffusé dans « Complément d’enquête » met en lumière des témoignages alarmants de ses anciens employés, qui évoquent des conditions de travail difficiles et un comportement problématique au sein de sa brigade.

EN BREF

  • Des témoignages d’anciens employés dénoncent un management toxique
  • Matan Zaken, chef star, est accusé de violences psychologiques et de remarques sexistes
  • Le chef reconnaît ses erreurs et affirme avoir fait des efforts pour améliorer son équipe

Matan Zaken, connu pour son image dynamique et sa présence sur les réseaux sociaux, a vu sa réputation ternie par des récits de souffrances vécues par ses anciens collaborateurs. Marie, une pâtissière de 22 ans, a partagé son expérience après avoir quitté la brigade de Zaken. Elle évoque des horaires de travail exténuants, dépassant souvent les 60 heures par semaine, ainsi que des comportements inappropriés de la part du chef, qui se serait montré agressif et intrusif.

Selon son témoignage, le chef ne se contentait pas de crier sur ses employés, mais posait également des questions déplacées sur leur vie personnelle. Des incidents similaires ont été rapportés par d’autres anciens employés, qui parlent d’un climat de travail marqué par la peur et l’anxiété. En septembre 2024, une enquête publiée par Libération avait déjà mis en avant un « management toxique » et des comportements répréhensibles au sein de l’équipe.

Les témoignages recueillis par « Complément d’enquête » proviennent de 26 ex-salariés, qui, malgré l’angoisse de possibles répercussions sur leur carrière, ont choisi de s’exprimer anonymement. Ces anciens employés ont été attirés par l’image d’un chef moderne, à la tête d’une brigade présentée comme une « famille joyeuse » sur Instagram, ainsi que par les collaborations prestigieuses avec des marques de luxe.

Quatre anciennes collaboratrices, qui ont accepté de se confier devant la caméra, décrivent un quotidien de travail épuisant. Les heures supplémentaires sont monnaie courante, avec des stages rémunérés à hauteur de 500 euros, mais exigeant des semaines de 70 heures. Les témoignages parlent également de violences verbales dégradantes, où les employés sont traités de manière humiliante.

Les remarques sexistes semblent également faire partie intégrante de l’environnement de travail. Les jeunes femmes indiquent avoir été confrontées à des commentaires dégradants sur leur apparence. Les propos rapportés sont choquants, allant jusqu’à des généralisations offensantes sur les femmes, renforçant l’idée d’une culture de travail déséquilibrée et toxique.

Face à ces accusations, Matan Zaken a réagi par écrit, reconnaissant ses erreurs et se déclarant conscient des responsabilités inhérentes à son rôle d’employeur. Il affirme avoir mis en place des mesures pour améliorer l’organisation de son équipe, incluant le recrutement d’une directrice des ressources humaines afin de favoriser un environnement de travail respectueux et bienveillant.

Cette affaire soulève des questions cruciales sur les pratiques managériales dans le secteur de la restauration et met en lumière la nécessité d’un changement dans la culture de travail au sein des cuisines professionnelles. Les témoignages d’anciens employés de Matan Zaken mettent en exergue les défis auxquels sont confrontés de nombreux travailleurs dans l’industrie, souvent en quête d’une reconnaissance et d’un respect qui leur échappent.

Le reportage complet sera diffusé le 26 mars 2026 dans « Complément d’enquête », offrant potentiellement un aperçu plus approfondi des réalités vécues par ceux qui travaillent dans l’ombre des cuisines étoilées.