Le rapport annuel du médiateur de France Travail, publié jeudi, révèle une diminution des demandes de médiation en 2025, après plusieurs années de hausse. En effet, 56.235 demandes ont été enregistrées, soit une baisse par rapport aux 58.418 demandes de 2024 et aux 52.464 demandes de 2023.
EN BREF
- 56.235 demandes de médiation ont été reçues en 2025, en baisse par rapport à 2024.
- Le médiateur souligne une complexité croissante des procédures à gérer.
- Les courriers d’avertissement doivent être simplifiés pour éviter toute confusion.
Selon France Travail, cette diminution est attribuée à la généralisation du conseiller référent en indemnisation, mise en place fin 2021, ainsi qu’à une évolution des règles de gestion et de contrôle des chercheurs d’emploi. Toutefois, le rapport souligne qu’il reste encore des améliorations à apporter, notamment concernant le traitement des réclamations et la simplification des procédures.
Jean-Louis Walter, médiateur national, a exprimé son inquiétude face à l’allongement des durées de médiation, souvent confrontées à une avalanche de procédures et à des comportements agressifs. Environ 49 % des demandes concernent l’indemnisation, tandis que 15 % se rapportent à des trop-perçus et 14 % à des radiations ou sanctions.
Un point notable du rapport indique qu’il n’y a pas eu de recrudescence des demandes de médiation liées au contrôle de la recherche d’emploi depuis l’entrée en vigueur d’un nouveau régime de sanctions le 1er juin. Au contraire, les médiateurs constatent une tendance à la baisse de ces demandes dans toutes les régions.
Les demandes de médiation doivent être précédées d’une démarche auprès de France Travail pour contester une décision. Cependant, il a été observé que près de la moitié des demandes sont adressées directement au médiateur par erreur, en raison de courriers émis par France Travail qui prêtent à confusion quant aux démarches à effectuer.
Pour remédier à cette situation, le médiateur a recommandé une simplification des courriers d’avertissement et de sanction, afin de clarifier les démarches à suivre pour les allocataires. Cette nécessité de clarté est d’autant plus cruciale pour les allocataires du RSA, qui sont automatiquement inscrits à France Travail depuis 2025. Un système de « double détente » a été mis en place, générant des incompréhensions chez les bénéficiaires.
France Travail a reconnu que les conseils départementaux, qui sont les seuls décisionnaires en matière de sanctions, ont également des marges de progrès. La mise en œuvre du nouveau barème de sanctions est encore récente, ayant été introduite en juin 2025. De plus, une clarification des voies de recours a été opérée depuis février, visant à améliorer la communication avec les allocataires.
En somme, bien que France Travail ait observé une baisse des demandes de médiation en 2025, les défis liés à la complexité des procédures et à la clarté des communications demeurent des enjeux prioritaires à résoudre.