Éric Ciotti, nouveau maire de Nice, promet une « espérance » pour le pays

Le 27 mars 2026, Éric Ciotti a été installé comme maire de Nice, marquant un tournant significatif pour la ville et pour son parcours politique. Ce dernier, issu d’une alliance avec l’extrême droite, a qualifié sa victoire d’« espérance » pour l’ensemble du pays. Lors de son discours inaugural, il a exprimé sa détermination à « reconquérir Nice rue par rue, quartier par quartier », tout en soulignant l’importance d’un rassemblement des convictions et de la société civile.

EN BREF

  • Éric Ciotti a pris ses fonctions de maire de Nice avec un discours axé sur l’« espérance ».
  • Il prévoit de doubler le nombre de policiers municipaux dans les 18 mois à venir.
  • Une poignée de manifestants a accueilli son arrivée avec des slogans dénonçant son élection.

Dans son allocution, Éric Ciotti, également président de l’Union des Démocrates et Indépendants (UDR), a déclaré que la portée de son élection dépassait celle de Nice. « L’espérance qui s’est levée ici, entre la Méditerranée et nos montagnes, résonne aujourd’hui dans tout le pays », a-t-il affirmé, ceint de son écharpe tricolore.

Le nouvel édile a mis l’accent sur les questions de sécurité, un point central de son programme. Il a annoncé son intention de renforcer la présence policière en promettant de doubler le nombre de policiers municipaux d’ici dix-huit mois. Dans un appel à solidarité, il a mentionné avoir reçu des candidatures de policiers de la ville de Saint-Denis, récemment désarmés, souhaitant rejoindre l’équipe de sécurité de Nice.

À la sortie du conseil municipal, Éric Ciotti a fait face à une petite manifestation. Des opposants, brandissant des pancartes, l’ont accusé de représenter un « trouble à l’ordre de la République ». Malgré ces tensions, il a tenu à adresser un « salut républicain » à son prédécesseur, Christian Estrosi, qui a décidé de se retirer de la politique locale. M. Ciotti a exprimé sa volonté d’apaisement, affirmant que la campagne électorale, bien que difficile, appartient désormais au passé.

« L’opposition sera à tout instant écoutée et respectée », a-t-il promis, souhaitant instaurer un dialogue constructif avec toutes les parties. Éric Ciotti a également évoqué son attachement à Nice, déclarant que devenir le maire de cette ville est « sans conteste l’honneur de [sa] vie ». Il a également souligné l’importance de rendre hommage aux victimes de l’attentat du 14 juillet 2016, prévoyant des commémorations pour le dixième anniversaire de cette tragédie.

Cette élection a été marquée par une forte mobilisation, avec Éric Ciotti remportant le second tour des municipales avec 48 % des voix, soit 52 élus au conseil municipal. Son principal adversaire, Christian Estrosi, a obtenu 37 % des suffrages, tandis qu’une liste d’union de la gauche a recueilli 14 %. Cette triangulaire a contribué à la dynamique électorale, permettant à Ciotti de s’imposer largement.

Avec cette nouvelle responsabilité, Éric Ciotti entend désormais amorcer des changements significatifs à Nice, en s’appuyant sur un programme axé sur la sécurité et la réconciliation, tout en restant attentif aux voix de l’opposition.