Une semaine après la disparition d’Audrey Cavalié et d’Angela Legobien-Cadillac, les corps des deux femmes ont été découverts au Portugal. Les circonstances entourant leur mort se précisent, notamment grâce au témoignage déchirant du fils du principal suspect, Cédric Prizzon.
EN BREF
- Les corps d’Audrey Cavalié et d’Angela Legobien-Cadillac retrouvés au Portugal.
- Cédric Prizzon, ancien policier, est le principal suspect des meurtres.
- Le fils de 12 ans de Prizzon a été témoin des faits et a aidé à localiser les corps.
L’affaire des disparues de l’Aveyron a pris une tournure tragique. Cédric Prizzon, qui a fui plus de 1 000 kilomètres entre la France et le Portugal, a été interpellé et placé en détention provisoire le 26 mars. Il est désormais accusé d’homicides aggravés, de profanation de cadavre et d’enlèvement, parmi d’autres charges.
Lors de son arrestation, les policiers ont trouvé des éléments compromettants dans son véhicule. Un total de 17 000 euros en liquide, un fusil à pompe, des faux documents et des plaques d’immatriculation falsifiées ont été découverts. Face aux autorités, Prizzon a d’abord prétendu que les deux femmes étaient toujours en vie, mais ses déclarations se sont rapidement effondrées.
Le tournant de cette affaire a été marqué par le témoignage du fils de Prizzon, âgé de 12 ans. Lors d’un contrôle routier le 24 mars, l’adolescent a révélé avoir été témoin du double meurtre de sa mère et de sa belle-mère. Selon son récit, Prizzon aurait d’abord tué Audrey Cavalié dans une localité proche de la frontière espagnole. Angela Legobien-Cadillac, qui était présente au moment des faits, aurait d’abord été impliquée dans l’enlèvement, mais aurait ensuite voulu dénoncer son compagnon, ce qui aurait déclenché la colère de Prizzon.
« Il m’a demandé de monter la garde pendant qu’il enterrait les corps », a déclaré le garçon aux enquêteurs. Grâce aux précisions qu’il a fournies, les autorités ont pu localiser rapidement les corps des deux femmes dans une zone isolée des montagnes du Portugal, près de la Serra de Nogueira.
Les deux enfants, âgés de 12 ans et d’un an, ont été pris en charge par des professionnels. Ils bénéficient d’un suivi psychologique adapté à leur situation traumatisante. Actuellement, les autorités portugaises collaborent avec l’ambassade de France pour organiser leur rapatriement. Bien que les faits aient eu lieu au Portugal, la justice française pourrait également intervenir, compte tenu de la nationalité des victimes et du suspect.
Cette affaire, marquée par la violence et la tragédie, soulève de nombreuses questions sur la protection des enfants et le traitement des victimes dans des situations aussi extrêmes.