Présidentielle 2027 : Les Républicains consultent leurs adhérents sur la désignation du candidat

À un an de l’élection présidentielle de 2027, le parti Les Républicains (LR) se prépare à une consultation cruciale de ses adhérents. Lors d’un bureau politique tenu le 24 mars 2026, les dirigeants ont annoncé que les militants devront se prononcer dès le mois d’avril sur la méthode de désignation de leur candidat. Trois options leur seront présentées.

EN BREF

  • Les adhérents de LR voteront en avril sur la méthode de désignation du candidat à la présidentielle.
  • Trois options sont proposées : primaire interne, primaire ouverte aux sympathisants, ou désignation du président du parti.
  • Des tensions se font sentir au sein du parti, certains membres souhaitant une primaire ouverte.

Bruno Retailleau, président du parti et candidat à l’Élysée, a évoqué un consensus large au sein du bureau politique, bien que cela ne se soit pas fait à l’unanimité. Cette démarche s’inscrit dans le cadre des discussions menées par un groupe de travail dirigé par Gérard Larcher, le président du Sénat, qui a été chargé de réfléchir aux modalités de désignation du candidat de LR.

Les trois options soumises aux adhérents reflètent les différentes visions qui coexistent au sein du parti. La première option, une primaire interne, permettrait aux seuls adhérents de LR de choisir leur candidat. La seconde option, une primaire ouverte, élargirait le vote à des sympathisants, tandis que la troisième option consisterait à désigner directement Bruno Retailleau comme candidat, une initiative qu’il a lancée en février sans attendre les conclusions du groupe de travail.

Les tensions sont palpables au sein de LR, en particulier avec l’absence de certains leaders lors de cette réunion. Xavier Bertrand, le président des Hauts-de-France, a clairement exprimé son refus de toute primaire, tandis que Laurent Wauquiez, le chef des députés, défend une primaire dont le périmètre inclurait des figures du gouvernement actuel et des membres de l’extrême droite.

David Lisnard, maire de Cannes et vice-président de LR, a également fait part de son mécontentement concernant les propositions faites. Il a alerté sur le risque que le parti disparaisse face aux nouvelles réalités politiques. « Je ne suis pas d’accord avec ce qui est proposé », a-t-il déclaré, exprimant des craintes quant à la capacité de LR à se maintenir en première division dans le paysage politique actuel.

Les discussions au sein du parti s’annoncent animées dans les mois à venir, alors que Gérard Larcher a proposé une démarche en deux temps : la désignation d’un candidat LR suivie d’une primaire ouverte à l’automne, qui viserait à rassembler la droite et le centre autour d’un candidat pour la présidentielle de 2027.

Les décisions qui seront prises lors de cette consultation en avril seront déterminantes pour l’avenir du parti et sa capacité à s’imposer lors de l’élection présidentielle de 2027. Les acteurs de la droite française sont donc en attente de ce scrutin interne, qui pourrait redéfinir les alliances et les stratégies dans les mois à venir.