Le 28 mars 2026, l’armée israélienne a signalé le tir d’un nouveau missile depuis le Yémen, suite aux déclarations des Houthis concernant deux attaques récentes sur le territoire israélien. Ce développement marque l’implication des rebelles yéménites, alliés de Téhéran, dans le conflit au Moyen-Orient qui dure depuis un mois.
EN BREF
- Les Houthis ont revendiqué des attaques sur Israël, marquant leur entrée dans le conflit.
- Le port omanais de Salalah a été évacué après une attaque de drones.
- Les tensions se multiplient entre l’Iran et les États-Unis au sujet des frappes en cours.
Les systèmes de défense israéliens ont été activés pour contrer les menaces, alors que le porte-parole des Houthis a déclaré que le groupe avait tiré des missiles de croisière et des drones vers « plusieurs objectifs vitaux et militaires » en Israël. Ces attaques interviennent quelques heures après que les Houthis ont confirmé leur participation active dans la guerre en cours.
Depuis le début du conflit le 28 février, les Houthis n’avaient pas encore pris part aux hostilités. Leur entrée en scène pourrait intensifier la situation déjà tendue dans la région, particulièrement dans le contexte du blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran, ce qui perturbe considérablement le trafic maritime mondial. Le groupe avait auparavant ciblé des navires commerciaux en mer Rouge entre 2023 et 2025, pendant le conflit entre Israël et le Hamas, augmentant ainsi les inquiétudes quant à la sécurité maritime.
Parallèlement, l’Iran continue de répondre aux frappes israéliennes sur son territoire. Le port de Salalah, situé à l’extérieur du détroit d’Ormuz, a été évacué après une attaque de drones, entraînant une suspension des opérations pour une durée de 48 heures, comme l’a signalé l’armateur danois Maersk.
Les Gardiens de la révolution iraniens ont également menacé de frapper des universités américaines dans la région en réponse à des frappes qui ont endommagé des établissements en Iran. Ils ont exigé une condamnation officielle des États-Unis avant le 30 mars à midi, insinuant que des représailles pourraient être envisagées si leurs exigences n’étaient pas respectées.
En parallèle, les États-Unis ont fermement condamné les attaques menées par des milices soutenues par l’Iran, notamment celles qui ont ciblé la résidence du président de la région du Kurdistan irakien. Des tensions persistent également autour de l’ambassade américaine à Bagdad, qui a été la cible de diverses attaques.
À Téhéran, des explosions ont été entendues dans la soirée du 27 mars, dans une capitale déjà lourdement bombardée. Les efforts diplomatiques pour mettre fin à ce conflit se multiplient, avec des réunions prévues entre des responsables turcs, pakistanais, égyptiens et saoudiens à Islamabad.
La situation est d’autant plus complexe avec l’annonce par l’armée américaine de l’arrivée au Moyen-Orient du navire d’assaut amphibie Tripoli, qui mène un groupe naval de quelque 3 500 marins et soldats. Alors que les spéculations vont bon train sur le déploiement possible de troupes américaines en Iran, le président Donald Trump a laissé planer une ambiguïté sur cette question, soulevant des craintes quant à une éventuelle escalade militaire.
En dépit des efforts internationaux pour apaiser les tensions, le conflit continue de faire des victimes. En Iran, au moins 12 personnes ont été tuées lors de frappes américano-israéliennes, tandis qu’en Israël, des blessés sont signalés suite à des attaques de missiles. Au Liban, la situation s’aggrave avec le Hezbollah, qui a intensifié ses attaques contre Israël, faisant des victimes parmi les journalistes couvrant le conflit.
Les récents événements soulignent la fragilité de la paix dans la région et les lourdes conséquences que les conflits peuvent avoir sur les civils, qui continuent de payer le prix fort de cette escalade militaire.