Le collectif Metooecole interpelle Emmanuel Grégoire sur le périscolaire à Paris

À l’aube de sa prise de fonction, Emmanuel Grégoire, le nouveau maire de Paris, se voit confronté à un sujet brûlant : la sécurité dans le périscolaire. Les affaires de violences, notamment sexuelles, qui ont récemment ébranlé le système éducatif parisien, requièrent une attention immédiate. Le collectif Metooecole, fondé en 2025, a décidé de relancer le débat en interpellant directement le maire sur cette question cruciale.

EN BREF

  • Emmanuel Grégoire doit aborder d’urgence les violences dans le périscolaire.
  • Le collectif Metooecole appelle à une enquête administrative globale.
  • Une rencontre entre le collectif et le maire est en préparation.

Ce vendredi, Le Parisien a rapporté la suspension d’un animateur d’école maternelle dans le XIe arrondissement, accusé de viol sur une enfant de trois ans. Ce type de faits récurrents soulève des questions alarmantes sur la gestion des violences au sein des établissements scolaires. Le collectif Metooecole, qui milite pour briser le silence autour de ces violences, s’inquiète de la lenteur des réactions face à une situation qui semble peu à peu s’installer dans le paysage éducatif parisien.

« Encore une fois, les mêmes faits. Combien faudra-t-il d’affaires pour comprendre que ce n’est pas une exception ? », s’interroge Barka Zerouali, membre du collectif. Ce cri du cœur reflète une frustration palpable face à l’absence de mesures concrètes. Après avoir alerté le président de la République, Emmanuel Macron, et l’association des maires de France, le collectif se tourne maintenant vers Emmanuel Grégoire, qui prendra officiellement ses fonctions ce dimanche 29 mars.

Dans une démarche directe, le collectif pose une question simple mais essentielle : « Le nouveau Maire de Paris ouvrira-t-il une enquête administrative globale sur le périscolaire dès la semaine prochaine ? ». Cette interrogation, qui fait écho à celle soumise par l’opposition municipale il y a quelques mois, révèle une demande croissante d’évaluation des dysfonctionnements au sein des écoles de la capitale. Actuellement, une soixantaine d’enquêtes sont en cours, mais le collectif souhaite une approche centralisée et systématique.

Les premières déclarations d’Emmanuel Grégoire, dans une interview accordée au Parisien, montrent une volonté d’agir. Le maire a évoqué le recrutement de 2800 agents supplémentaires pour renforcer les équipes dans les établissements scolaires et a promis des « mesures immédiates, rapides ». Ces engagements seront discutés lors d’un Conseil de Paris extraordinaire prévu mi-avril, où la question du périscolaire devrait être au cœur des débats.

Le contact entre le collectif Metooecole et le nouveau maire a été établi, et une rencontre est envisagée dans les jours à venir. Bien que le 30 mars ait été évoqué comme date possible pour cette réunion, elle n’a pas encore été confirmée. L’issue de cette rencontre pourrait fortement influencer la direction des politiques périscolaires à Paris, dans un contexte où la sécurité et le bien-être des enfants doivent primer.

Les prochains jours s’annoncent donc cruciaux pour Emmanuel Grégoire, qui devra prouver qu’il est à la hauteur des attentes placées en lui par les parents et le collectif Metooecole. La question de la sécurité dans le périscolaire, d’une importance vitale, devra être traitée avec la rigueur et l’urgence qu’elle mérite.