Dans un univers où les abonnements numériques se multiplient, les jeunes adultes âgés de 18 à 24 ans doivent faire face à des choix financiers difficiles. Une étude menée par l’institut Ipsos pour Sharesub met en lumière la gestion des abonnements parmi cette tranche d’âge, révélant des pratiques et des comportements qui reflètent une réalité budgétaire exigeante. Alors que la consommation de services de streaming, de musique ou de jeux vidéo est en forte croissance, la nécessité de rationaliser ces dépenses est devenue incontournable.
EN BREF
- Les 18-24 ans dépensent entre 59 et 64 euros par mois en abonnements numériques.
- 70 % de cette tranche d’âge a déjà résilié ou prévoit de résilier un abonnement pour des raisons financières.
- Des solutions de co-abonnement émergent comme alternatives pour réduire les coûts.
Selon l’enquête, les jeunes adultes consacrent une somme significative à leurs abonnements numériques, dépassant même la moyenne nationale. En effet, ils dépensent entre 59 et 64 euros par mois, contre 54 euros pour l’ensemble des Français. Ces dépenses concernent principalement les plateformes de streaming vidéo, telles que Netflix et Disney+, adoptées par 77 % des jeunes, suivies par les services de musique comme Spotify et Deezer (66 %), et les abonnements à des services d’e-commerce, tels qu’Amazon Prime (40 %).
Face à cette multitude de choix, les jeunes adultes se retrouvent souvent dans l’obligation d’évaluer leurs abonnements. Une majorité d’entre eux effectue un point régulier sur leurs dépenses : 26 % le font tous les 2-3 mois, 24 % chaque mois, et 17 % tous les 4-6 mois. En revanche, 19 % des sondés ne réévaluent leurs abonnements qu’une fois par an. Cette gestion proactive est essentielle pour éviter les frais inutiles, car près d’un tiers des jeunes a déjà oublié de résilier un abonnement, entraînant des dépenses superflues.
Un constat alarmant émerge également : 70 % des jeunes adultes ont déjà résilié ou envisagé de le faire pour des raisons financières, un chiffre qui dépasse la moyenne nationale de 56 %. De plus, 41 % d’entre eux pratiquent ce que l’on appelle des abonnements « intermittents », consistant à alterner entre abonnements et résiliations selon leurs besoins temporaires.
Malgré ces pratiques, le recours à des méthodes illégales pour accéder à des contenus numériques reste limité. Seuls 5 à 15 % des jeunes ont déclaré utiliser régulièrement de tels moyens. Toutefois, 61 % d’entre eux admettent que le coût élevé des offres légales les pousse à envisager des alternatives. Face à ce dilemme, une majorité (65 %) prône des solutions de partage légales, comme celles proposées par Sharesub, Spliiit ou Together Price. Ces services permettent de mutualiser les abonnements, offrant ainsi des économies significatives aux utilisateurs.
La pratique du co-abonnement présente des avantages indéniables, mais elle n’est pas sans risques. Si le propriétaire d’un abonnement décide de le résilier, tous les co-abonnés perdent l’accès au service. De plus, ces arrangements peuvent souvent se heurter aux conditions générales d’utilisation des services concernés. Néanmoins, les économies réalisées peuvent être considérables, allant jusqu’à 50 % sur un abonnement Netflix Premium, 78 % sur Deezer Famille ou 86 % sur un abonnement Canal+ Intégrale.
Dans un contexte économique incertain, la gestion des abonnements numériques s’avère être un enjeu crucial pour les jeunes adultes. Entre la nécessité de profiter des services disponibles et la réalité de leur budget limité, ces derniers doivent naviguer avec prudence dans cet océan de choix. L’émergence de solutions de co-abonnement pourrait bien représenter une réponse adaptée à leurs besoins financiers croissants.