Les tensions entre l’Iran et les États-Unis continuent de s’intensifier. Ce dimanche, Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, a accusé les États-Unis de préparer secrètement une offensive terrestre, tout en affichant publiquement des intentions de dialogue. Cette déclaration intervient un mois après le début des frappes américaines sur le sol iranien.
EN BREF
- Accusations de Téhéran sur une offensive terrestre secrète des États-Unis.
- Ghalibaf appelle à l’unité nationale face à une « guerre mondiale majeure ».
- Le Pentagone envisage des opérations terrestres limitées en Iran.
Dans un communiqué relayé par l’agence de presse officielle Irna, Ghalibaf a déclaré : « L’ennemi envoie publiquement des messages de négociation et de dialogue, tout en planifiant secrètement une offensive terrestre ». Cette affirmation met en lumière le climat de méfiance qui règne entre les deux nations, alors que l’Iran se prépare potentiellement à une escalade militaire.
Le président du Parlement a également averti que les forces iraniennes étaient prêtes à répondre à toute incursion. « Nos hommes attendent l’arrivée des soldats américains sur le terrain pour les attaquer et punir une bonne fois pour toutes leurs alliés régionaux », a-t-il ajouté. Ce discours martèle le besoin d’une unité nationale, dans un contexte que Ghalibaf qualifie de « guerre mondiale majeure » à son « stade le plus critique ». Il a souligné la détermination de l’Iran à faire face à ce qu’il considère comme une agression.
Selon des informations du Washington Post, des responsables américains ont confirmé que le Pentagone se prépare à des opérations terrestres qui pourraient durer plusieurs semaines. Cependant, ces opérations ne seraient pas équivalentes à une invasion à grande échelle, mais plutôt à des raids ciblés menés par des forces spéciales.
En réponse à ces tensions, l’armée américaine a annoncé l’arrivée de l’USS Tripoli, un navire d’assaut amphibie, dans la région. Ce vaisseau est le chef d’un groupe naval comprenant environ 3 500 marins et soldats du corps des Marines, renforçant ainsi la présence militaire américaine au Moyen-Orient.
Les déclarations de Ghalibaf et les préparatifs militaires américains soulignent un moment critique dans les relations entre Téhéran et Washington. La stratégie des États-Unis dans cette région, marquée par un mélange de diplomatie et de menaces militaires, semble créer un climat d’incertitude. Les tensions pourraient-elles mener à une confrontation directe, ou les deux parties trouveront-elles un moyen de désamorcer la situation ? Le temps nous le dira.