Les États-Unis de nouveau accusés d’avoir bombardé une école en Iran en pleine guerre

Les tensions entre les États-Unis et l’Iran se sont intensifiées avec de nouvelles accusations concernant des frappes militaires sur des infrastructures civiles. Deux médias de renom, la BBC et le New York Times, ont rapporté qu’une école a été touchée au premier jour de la guerre en Iran, entraînant la mort d’au moins 21 personnes.

EN BREF

  • Une seconde école en Iran touchée par des frappes américaines, selon BBC et New York Times.
  • Au moins 21 morts lors de l’attaque sur la ville de Lamerd.
  • Les États-Unis font face à des critiques internationales après des frappes précédentes.

Les informations fournies par les médias font état d’images de vidéosurveillance authentifiées, montrant que l’attaque a été réalisée à l’aide de missiles PrSM, une arme développée par l’armée américaine. Ces missiles ont frappé des infrastructures civiles, notamment un gymnase qui accueillait des enfants et servait de centre d’examen. Une école élémentaire située à proximité a également été touchée, ce qui soulève des questions sur le ciblage des installations civiles par les forces américaines.

Cette frappe est intervenue peu de temps avant une autre attaque qui a fait de nombreuses victimes dans une école de la ville de Minab, où les autorités iraniennes rapportent près de 170 morts, dont environ 110 enfants. Ce bombardement a suscité des critiques acerbes, notamment de la part du Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, qui a appelé Washington à rendre des comptes et a qualifié ces actions d’« horreur absolue ».

Face à ces accusations, le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a indiqué qu’une enquête était en cours, tout en insistant sur le fait que l’armée américaine ne cible jamais des civils. Cependant, des responsables américains ont confirmé que le missile ayant frappé l’école de Minab avait été tiré par erreur lors d’une opération militaire.

Les deux enquêtes menées par la BBC et le New York Times notent également la proximité d’un complexe des Gardiens de la révolution iranienne, situé juste à côté du gymnase touché. Ce détail soulève des interrogations sur la légitimité des frappes, d’autant plus que le gymnase était clairement utilisé à des fins civiles, ce qui est corroboré par des images accessibles au public.

Le New York Times, tout en soulignant le flou entourant l’affiliation du gymnase avec les Gardiens de la révolution, précise qu’un mur séparait les deux bâtiments. L’armée américaine avait, dans ses déclarations, mentionné des frappes dans le sud de l’Iran, ciblant des installations militaires, mais les conséquences sur des infrastructures civiles mettent en lumière les défis de la guerre dans une zone densément peuplée.

Ces événements tragiques posent des questions cruciales sur les règles de la guerre et la protection des civils en temps de conflit. Les familles des victimes et la communauté internationale appellent à des réponses et à des mesures pour garantir que de telles tragédies ne se reproduisent pas à l’avenir.