Déclaration des revenus pour les aidants familiaux : ce qu’il faut savoir en 2026

La campagne de déclaration des revenus pour l’année 2026 débute ce jeudi 9 avril. Si certains contribuables bénéficient d’une procédure simplifiée grâce à la déclaration automatique, d’autres, comme les aidants familiaux, doivent naviguer dans un processus plus complexe. En effet, ces derniers, qui assistent un proche en perte d’autonomie ou en situation de handicap, doivent être particulièrement vigilants quant à leurs obligations fiscales.

EN BREF

  • Un Français sur six est un aidant familial, accompagnant un proche en perte d’autonomie.
  • Les aidants peuvent être salariés ou dédommagés, ce qui influence leur déclaration fiscale.
  • Les délais de déclaration varient selon le département de résidence.

Selon les chiffres avancés par Que Choisir, on recense environ onze millions d’aidants familiaux en France, représentant un Français sur six. Ces aidants apportent un soutien essentiel à leurs proches en les aidant dans les actes de la vie quotidienne. La loi de 2015 sur l’adaptation de la société au vieillissement a renforcé leurs droits, permettant à ces personnes de bénéficier de certains avantages fiscaux. Toutefois, il est crucial de bien comprendre comment déclarer leurs revenus.

Les deux catégories d’aidants familiaux

Les aidants familiaux se divisent en deux catégories : ceux qui sont salariés et ceux qui sont dédommagés. Pour les aidants salariés, la déclaration de revenus est obligatoire, même si les sommes perçues sont faibles. Ces revenus doivent être déclarés dans la catégorie des salaires. Comme l’indique le site officiel de l’administration française, Service-Public.fr, cette déclaration est essentielle pour rester en conformité avec la législation fiscale.

En revanche, pour les aidants dédommagés, la situation est différente. Ils peuvent recevoir un dédommagement de la part de la personne qu’ils assistent, généralement via la prestation de compensation du handicap (PCH). Dans ce cas, les sommes perçues ne sont pas imposables et n’ont donc pas besoin d’être déclarées. Cependant, il est nécessaire de respecter certaines conditions liées à la relation avec la personne aidée.

Conditions liées au lien avec la personne aidée

Pour bénéficier de l’exonération fiscale, il est important de vérifier le lien de parenté avec la personne assistée. Les aidants peuvent être des époux, partenaires de PACS, concubins, mais aussi des ascendants, descendants ou collatéraux jusqu’au quatrième degré, tels que frères, sœurs, neveux, tantes ou cousins germains. Si l’aidant s’occupe d’un enfant handicapé, il doit être l’époux ou le partenaire de PACS de l’un des parents de l’enfant, ou cohabiter avec la personne aidée et entretenir des liens étroits et stables avec elle.

Les aidants familiaux, tout comme les autres contribuables, doivent être attentifs aux dates limites de déclaration, qui varient en fonction du numéro de département de résidence. Il est également important de savoir qu’il est possible de corriger certains éléments de la déclaration après l’avoir soumise à l’administration fiscale.

La déclaration des revenus pour les aidants familiaux nécessite donc une attention particulière. Comprendre les distinctions entre les différentes situations fiscales et respecter les obligations déclaratives est essentiel pour éviter tout désagrément avec l’administration. Cette année encore, la complexité de la fiscalité des aidants rappelle l’importance d’une bonne préparation pour une déclaration en toute sérénité.