La situation des stations-service en France est préoccupante. Ce jeudi matin, il est rapporté que plus de 16% des stations sont en rupture totale ou partielle de carburant, avec une prédominance marquée des stations TotalEnergies. Cette pénurie est exacerbée par la hausse des prix des carburants, conséquence directe des conflits au Moyen-Orient et des blocages dans le détroit d’Ormuz.
EN BREF
- Plus de 16% des stations-service en France sont en rupture de carburant.
- Les stations TotalEnergies représentent plus de 60% des ruptures constatées.
- La ministre Maud Bregeon a minimisé la situation, affirmant que cela ne signale pas une pénurie.
Mercredi, lors d’une intervention sur TF1, Maud Bregeon, la ministre déléguée à l’Énergie, a tenté de rassurer les automobilistes, en déclarant que « moins de 10% » des stations-service étaient touchées par des ruptures. Néanmoins, cette affirmation a été contestée par des analyses du Vrai ou Faux, qui révèlent que le chiffre est largement sous-estimé.
Les données publiées le 2 avril montrent que plus de 1 600 stations-service, soit environ 16% des 9 800 stations en France, rencontrent des problèmes d’approvisionnement. Ce chiffre a été constaté après le début du conflit au Moyen-Orient le 28 février 2026. Au moment de la déclaration de la ministre, plus de 1 300 stations étaient déjà affectées, représentant environ 14% des stations françaises, et le nombre de stations touchées a rapidement augmenté de 20% en seulement 24 heures.
Concernant les types de carburants concernés, environ 1 000 stations sont en rupture de gazole, représentant 10% des stations, tandis que 635 manquent de Sans Plomb 98 (6%), 484 de E10 (5%) et 367 de Sans Plomb 95 (4%).
Un point notable est que plus de 60% des stations en rupture sont des stations TotalEnergies. Pour le gazole, ce taux grimpe même à plus de 80%. Les autres enseignes, telles que Carrefour et Intermarché, affichent des difficultés beaucoup moins marquées, avec environ une centaine de stations en rupture.
Face à cette situation, Maud Bregeon a insisté sur le fait qu’il ne fallait pas s’inquiéter. Elle a rappelé que la France dispose de stocks stratégiques de 100 millions de barils et s’est engagée à libérer progressivement 14,5 millions de barils auprès de l’Agence internationale de l’énergie. Selon ses propos, ces ruptures ne sont pas le signe d’une pénurie, mais plutôt liées à des difficultés logistiques temporaires.
En somme, bien que le gouvernement tente de minimiser la crise, les données montrent une réalité préoccupante pour les automobilistes français. La situation est à suivre de près, alors que les prix des carburants continuent d’augmenter, laissant présager des tensions sur le marché dans les jours à venir.