Le président américain, Donald Trump, a déclaré mercredi que les États-Unis étaient « proches de remplir » leurs objectifs militaires en Iran, tout en annonçant une intensification des frappes contre le pays pour les deux à trois semaines à venir. Cette allocution, la première depuis le début des hostilités il y a un peu plus d’un mois, a été l’occasion pour lui de vanter les succès militaires des États-Unis, jugés « décisifs » et « écrasants ».
EN BREF
- Trump annonce une intensification des frappes en Iran pour les semaines à venir.
- Il revendique des succès militaires tout en avertissant d’une guerre prolongée.
- Les tensions autour du détroit d’Ormuz continuent d’affecter l’économie mondiale.
Lors de son discours, le président Trump a exprimé sa détermination à poursuivre les frappes, affirmant que les États-Unis allaient « frapper extrêmement durement », notamment en ciblant les infrastructures énergétiques iraniennes. « Nous allons les ramener à l’âge de pierre auquel ils appartiennent », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de frapper chaque centrale électrique iranienne en l’absence d’accord.
Le détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale pour le transport de pétrole, est devenu un point de tension majeur. Trump a souligné que les pays dépendant de cette route devaient prendre des mesures pour résoudre le blocage par l’Iran. Dans la matinée, il avait exclu toute trêve tant que le détroit resterait fermé, menaçant de bombarder l’Iran « jusqu’à l’anéantissement » si la situation perdurait.
Ce climat de tension a provoqué une forte hausse des prix du pétrole, ce qui suscite des craintes d’une inflation durable à l’échelle mondiale. Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique iranienne, ont réaffirmé leur intention de maintenir le détroit fermé aux « ennemis » de l’Iran.
Dans un contexte international préoccupant, Londres a annoncé la tenue d’une réunion virtuelle avec une trentaine de pays pour discuter de la sécurité du détroit une fois les hostilités terminées. Ce développement souligne l’importance stratégique de cette voie maritime et les implications économiques du conflit.
Avant son discours, Trump avait également évoqué sur son réseau Truth Social une demande de cessez-le-feu de son homologue iranien, Massoud Pezeshkian, une affirmation rapidement démentie par le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï. Ce dernier a qualifié les demandes américaines de « maximalistes et irrationnelles », tandis que Pezeshkian a affirmé qu’il souhaitait mettre fin à la guerre, mais avec des conditions strictes, incluant des garanties de sécurité et des compensations.
Les marchés financiers ont réagi à ces annonces, les Bourses européennes et américaines ayant enregistré une hausse significative avant l’allocution de Trump. Cependant, après son discours, le baril de pétrole Brent a atteint des sommets au-delà de 105 dollars, confirmant les inquiétudes économiques liées au conflit.
Les répercussions de la guerre se font sentir dans de nombreuses régions. Des attaques iraniennes ont été signalées dans le Golfe, causant la mort d’un citoyen bangladais aux Émirats, tandis qu’en Israël, l’armée a affirmé avoir contré des tirs de missiles en provenance d’Iran.
Dans son allocution, Trump a promis de soutenir ses alliés du Golfe, énumérant des pays comme Israël, l’Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis. De son côté, Israël a intensifié ses frappes à Téhéran, avec des explosions puissantes entendues dans la capitale iranienne. Malgré les attaques, des milliers d’Iraniens ont assisté aux funérailles d’un commandant tué par une frappe israélienne, illustrant la profondeur des ressentiments dans cette région.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a indiqué que les objectifs de l’État hébreu avaient partiellement été atteints, mais a insisté sur le fait que la « campagne n’est pas terminée ». La guerre, qui a débuté le 28 février avec une attaque du Hezbollah contre Israël, a déjà conduit à des pertes humaines sévères au Liban, où le bilan dépasse désormais 1.300 morts.
Face à cette escalade, une occupation d’une partie du sud du Liban est envisagée par Israël, une situation qui laisse présager des tensions prolongées dans la région.