Xavier Niel dénonce un « cirque » à l’Assemblée lors de son audition sur l’audiovisuel public

Lors de son audition devant la commission parlementaire sur l’audiovisuel public, le milliardaire Xavier Niel a exprimé son mécontentement en qualifiant la situation de « cirque », tout en soulignant la nécessité d’une transparence sur l’usage des fonds publics. C’était le 2 avril 2026, un moment tendu où il a directement interpellé Charles Alloncle, le rapporteur de la commission.

EN BREF

  • Xavier Niel qualifie la commission sur l’audiovisuel de « cirque ».
  • Il accuse Charles Alloncle de relayer des informations incorrectes.
  • La commission doit finaliser ses auditions le 8 avril.

Xavier Niel n’a pas mâché ses mots lors de son intervention, affirmant que « exiger la transparence sur l’usage de l’argent des Français est nécessaire », mais que cela aurait pu être fait sans transformer la commission en spectacle. Cette audition a mis en lumière non seulement les tensions entre le milliardaire et le député, mais aussi les enjeux autour de la transparence dans le secteur audiovisuel.

Au cours de son intervention, Niel a accusé Alloncle d’avoir mis en avant des approximations concernant Mediawan, l’entreprise de production audiovisuelle dont il est co-fondateur. Il a exprimé son indignation face à la manière dont le rapporteur a qualifié Mediawan d’entreprise américaine, en raison de la structure de son actionnariat. « Vous vous croyez où ? » a demandé Alloncle, à quoi Niel a répondu : « Je me crois à l’Assemblée nationale, M. le rapporteur, dans un cirque que vous avez créé. »

Ce duel verbal n’est pas le seul incident à avoir marqué cette commission. En effet, le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus, a déclaré que le rapporteur avait relayé une vidéo d’un syndicaliste qui contenait des informations erronées. Il a même évoqué la possibilité d’engager une procédure pour parjure contre ce dernier, bien que cela ne vise pas Alloncle. Cette déclaration montre l’ampleur des tensions et des accusations qui se multiplient autour des auditions.

La situation est d’autant plus tendue qu’un autre incident a récemment impliqué l’animateur-producteur Nagui, qui a également eu un échange houleux avec Charles Alloncle. Ces incidents soulignent les failles dans la communication et la perception des faits au sein de la commission d’enquête, qui a été créée à la demande de l’UDR d’Éric Ciotti, un parti qui prône la privatisation de l’audiovisuel public.

Avec la date limite des auditions fixée au 8 avril, la tension ne semble pas prête de retomber. Les acteurs impliqués dans cette commission devront naviguer dans un climat de méfiance croissant, et la nécessité d’une communication claire et transparente sera plus que jamais cruciale pour rétablir la confiance entre les différentes parties prenantes.

Les répercussions de ces échanges vont au-delà des simples querelles personnelles ; elles interrogent aussi le fonctionnement de l’audiovisuel public en France et la manière dont les décisions sont prises. L’impact sur l’opinion publique est indéniable et pourrait façonner les débats futurs autour de la réforme de ce secteur.