Goldman Sachs sous surveillance à Paris après des menaces d’attentat iraniennes

À la suite d’un projet d’attentat déjoué visant Bank of America à Paris, une autre banque américaine, Goldman Sachs, se retrouve sous haute surveillance. Cette décision a été prise dans la nuit du mercredi 1er avril au jeudi 2, alors que des menaces d’attaques à l’explosif ont été signalées à l’encontre de l’établissement, situé avenue Marceau, à la jonction des VIIIe et XVIe arrondissements de la capitale.

EN BREF

  • Goldman Sachs placée sous surveillance après des menaces d’attentat à Paris.
  • Des forces de l’ordre sécurisent les abords de la banque depuis jeudi matin.
  • Ces menaces pourraient être liées à la guerre au Moyen-Orient.

Un agent de sécurité de Goldman Sachs a été alerté, vers 1 h 30 du matin, par sa responsable de sûreté basée à Londres. Cette dernière avait reçu un avertissement par SMS des autorités américaines, signalant qu’un groupe iranien menaçait de s’en prendre aux bâtiments par engins explosifs. Cette situation a conduit les forces de l’ordre à renforcer la sécurité autour de la banque, selon une source policière qui s’est exprimée auprès de franceinfo.

Le parquet de Paris a immédiatement ouvert une enquête pour vérifier la véracité de ces menaces et déterminer si elles sont en lien avec la guerre en cours au Moyen-Orient. Le commissariat du XVIe arrondissement a été saisi de l’affaire, mais jusqu’à présent, aucune preuve tangible n’a été trouvée. Cette absence de constatations suspectes a été confirmée par une source judiciaire relayée par BFMTV.

Dans un contexte de tensions croissantes, la banque américaine Citi a également pris des précautions en plaçant ses employés en télétravail à Paris et à Francfort. Cette décision a été communiquée par une porte-parole de l’établissement, soulignant l’importance de la sécurité des salariés.

Ces menaces surviennent dans un climat déjà tendu après la mise en examen et la détention de quatre suspects, mercredi soir, liés à l’attentat avorté contre Bank of America. Le Parquet national antiterroriste (Pnat) a évoqué un potentiel lien avec le groupe iranien « Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiya », aussi connu sous le nom de Hayi. Bien que ce lien soit encore à confirmer, le Pnat a précisé qu’il n’est pas établi à ce stade, mais il est à noter que ce groupe a récemment revendiqué plusieurs attaques contre des communautés juives en Belgique, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas.

Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, a mentionné sur franceinfo un possible lien entre les récentes menaces contre Bank of America et l’Iran. Il a souligné que l’Iran aurait la capacité de déclencher de telles actions, avec l’aide d’intermédiaires ou de « proxies » recrutés en Europe. À la lumière de ces événements, le ministre a exhorté les préfets à renforcer la vigilance autour des sites stratégiques, témoignant ainsi d’une préoccupation grandissante face à cette menace potentielle.

La situation reste donc très préoccupante pour les institutions financières américaines à Paris, qui doivent naviguer entre la nécessité de protéger leurs employés et leurs installations tout en restant vigilantes face à des menaces de plus en plus sérieuses.