Le conflit entre Israël et l’Iran prend une tournure inquiétante. Ce vendredi, l’Iran a intensifié ses attaques en lançant de nouveaux missiles sur le territoire israélien, malgré les avertissements du président américain Donald Trump. Ce dernier a promis de cibler des infrastructures clés en Iran, alimentant ainsi les tensions déjà très élevées dans la région.
EN BREF
- De nouveaux tirs de missiles iraniens ont visé Israël sans faire de victimes.
- Donald Trump menace de détruire davantage d’infrastructures en Iran.
- Le détroit d’Ormuz, essentiel pour l’économie mondiale, reste fermé par l’Iran.
Depuis le début du conflit le 28 février, les hostilités ne montrent aucun signe d’apaisement. Les frappes iraniennes ont visé des zones telles que Tel-Aviv et Eilat. Bien que l’armée israélienne n’ait pas précisé les cibles exactes, des dégâts ont été signalés dans une gare de Tel-Aviv, selon des sources militaires.
Dans un contexte de tensions croissantes, Donald Trump a renforcé ses menaces sur son réseau social Truth Social. Il a averti que les ponts et centrales électriques iraniens pourraient être les prochaines cibles. Cette déclaration survient après que des bombardements américano-israéliens ont déjà détruit un pont en construction près de Téhéran, réjouissant le président américain.
En réponse, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a déclaré que ces attaques ne feraient que renforcer la résistance iranienne. « Frapper des infrastructures civiles, y compris des ponts inachevés, ne poussera pas les Iraniens à se rendre », a-t-il affirmé sur le réseau social X.
Conséquences régionales du conflit
La guerre en cours, qui a déjà causé des milliers de morts principalement en Iran et au Liban, soulève de graves inquiétudes pour l’économie mondiale. L’Iran a en grande partie fermé le détroit d’Ormuz, par où transite normalement 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial. Cette fermeture a conduit à des appels urgents de la part d’une quarantaine de pays pour une « réouverture immédiate et inconditionnelle » de cette voie maritime vitale.
Le projet de résolution de Bahreïn à l’ONU, visant à autoriser l’utilisation de la force pour libérer le détroit, a été reporté en raison d’un manque de consensus parmi les membres du Conseil de sécurité. Pendant ce temps, l’armée iranienne a affirmé que le détroit resterait fermé aux pays qu’elle considère comme hostiles.
Les tensions se sont également intensifiées au Koweït, où de nouvelles attaques de missiles ont été signalées. Les sirènes d’alerte ont retenti, et des incidents similaires ont été rapportés à Bahreïn, où une raffinerie a pris feu suite à une attaque iranienne.
Impact humanitaire et perspectives d’avenir
Au Liban, les conséquences des hostilités sont dévastatrices. Plus d’un million de personnes ont fui, et des responsables de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) ont tiré la sonnette d’alarme sur les risques de déplacements massifs prolongés. « Il y a des endroits dans le sud du Liban qui sont en train d’être intégralement rasés », a déclaré Amy Pope, directrice générale de l’OIM.
Dans un discours prononcé mercredi, Donald Trump a douché tout espoir de désescalade rapide, prévoyant encore « deux à trois » semaines de frappes pour ramener l’Iran « à l’âge de pierre ». En réponse, l’armée iranienne a promis des opérations « dévastatrices » et une « humiliation » pour ses adversaires. Ces menaces ont suffi à faire flamber les cours du pétrole, avec un rebond de près de 8 % du prix du baril de Brent, atteignant 109,03 dollars.
Alors que la situation continue d’évoluer, les conséquences humaines et économiques de ce conflit demeurent préoccupantes. Le monde observe avec inquiétude les développements, espérant une issue pacifique à une crise qui semble sans fin.