Manuel Bompard lance une nouvelle alliance populaire pour 2027, excluant le PS

Dans le cadre de la préparation des élections présidentielles de 2027, Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise (LFI), a proposé la création d’une nouvelle alliance populaire. Lors de son interview avec Le Parisien, publiée le 2 avril, il a appelé à une candidature commune, mais a sciemment omis le Parti socialiste (PS) de ses discussions.

EN BREF

  • Manuel Bompard souhaite créer une alliance avec les communistes et les écologistes.
  • Le PS est délibérément exclu de cette initiative.
  • Des discussions pour les sénatoriales et législatives sont également envisagées.

En lançant cet appel, Bompard met l’accent sur la nécessité d’unir les forces de gauche, en particulier celles qui ont été fidèles aux valeurs du Nouveau front populaire (NFP). Il souhaite rassembler non seulement des partis politiques, mais également des syndicalistes, des militants associatifs, ainsi que des figures du monde culturel et intellectuel.

« Nous proposons à ceux qui sont restés fidèles au programme du NFP de constituer une nouvelle alliance populaire », a-t-il déclaré, soulignant l’importance d’un rassemblement large et inclusif. Toutefois, sa proposition semble se limiter exclusivement aux communistes et écologistes, laissant de côté une mention du PS, ce qui pourrait potentiellement fragiliser toute dynamique de coalition à gauche.

Pour soutenir sa démarche, Bompard a rappelé les succès des candidats LFI lors des élections municipales récentes. Il a cité l’exemple de la Seine-Saint-Denis, où les maires communistes ont été réélus avec succès, et un maire insoumis a remporté deux mairies. « C’est l’un des seuls départements de France où le PCF a renforcé son influence », a-t-il ajouté pour convaincre ses interlocuteurs de l’efficacité d’une telle alliance.

Concernant les écologistes, Manuel Bompard a fait référence aux difficultés rencontrées par le parti dirigé par Marine Tondelier, soulignant que leur collaboration avec le PS a entraîné des pertes significatives. « Marine Tondelier a fait le choix d’un accord privilégié avec le Parti socialiste. Cela a conduit à la perte de six villes sur les huit que ce parti avait conquises en 2020 », a-t-il déclaré, arguant que l’avenir de l’écologie politique pourrait s’orienter autour de son projet d’alliance populaire.

La proposition de Bompard semble se dessiner comme une tentative de redynamiser la gauche en vue des échéances électorales à venir. En excluant le PS, considéré comme un partenaire traditionnel, il cherche à repositionner LFI comme un leader potentiel d’une nouvelle coalition de gauche.

Si les discussions entre les différents partis s’engagent et avancent favorablement, Manuel Bompard n’exclut pas la possibilité d’atteindre un accord avant l’été. Les mois à venir pourraient donc être déterminants pour l’avenir politique de la gauche en France.