À l’approche des vacances de Pâques 2026, qui auront lieu le dimanche 5 avril et le lundi 6 avril, de nombreuses familles se retrouvent dans l’incertitude quant à leurs dates de congé. Entre les réservations de gîtes et les billets de train déjà achetés, la question se pose : votre employeur peut-il refuser vos dates de congés, même si elles coïncident avec les vacances scolaires ?
EN BREF
- Pâques 2026 : congés scolaires varient selon les zones.
- L’employeur peut refuser des dates de congés, mais doit respecter certaines règles.
- Un dialogue avec les RH est crucial en cas de refus jugé abusif.
Les vacances de printemps s’étendent du 4 au 20 avril pour la zone A, du 11 au 27 avril pour la zone B, et du 18 avril au 4 mai pour la zone C, sans oublier la Corse, qui suit la même période que la zone B. Cette situation crée un contexte tendu pour les salariés désireux de passer des vacances en famille.
Chaque salarié, qu’il soit en CDI, CDD ou intérim, acquiert 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois, soit un total de 30 jours par an. Toutefois, la détermination des dates de prise de congés ne revient pas uniquement au salarié. En effet, la convention collective ou l’employeur, après consultation du Comité Social et Économique (CSE), décident de l’organisation des départs.
La législation stipule que les congés doivent être pris entre le 1er mai et le 31 octobre, mais cette période peut être étendue par accord. Ainsi, pour les congés de Pâques 2026, la décision finale dépend des règles internes à l’entreprise. L’employeur a le droit de refuser les dates demandées et de proposer une alternative, tout en respectant la limite de quatre semaines consécutives. De plus, il est tenu d’informer les salariés au moins un mois avant le départ.
Pour établir l’ordre des départs, le Code du travail impose de prendre en compte divers critères, tels que la situation familiale et l’ancienneté des salariés. Les parents d’enfants en âge scolaire peuvent donc avancer un argument solide pour obtenir des congés pendant les vacances de printemps. Cela dit, ce n’est pas un droit automatique, mais un critère parmi d’autres à considérer.
Un employeur peut légitimement refuser une demande de congé si l’absence du salarié compromet le bon fonctionnement du service. Cela peut être dû à un pic d’activité pendant la période de Pâques, à un effectif déjà réduit ou encore à des périodes interdites par des accords collectifs. Il est essentiel que le motif de refus demeure objectif et non discriminatoire. En tout état de cause, l’employeur doit veiller à ce que chaque salarié puisse bénéficier de ses cinq semaines de congés dans l’année de référence.
Une fois les dates de congés accordées, l’employeur ne peut plus modifier celles-ci moins d’un mois avant le départ, sauf en cas de circonstances exceptionnelles, telles qu’une commande imprévue ou le remplacement d’un salarié décédé. Ainsi, si une mère de famille se voit annuler ses congés seulement quinze jours avant Pâques, elle peut rappeler ce délai légal et demander des justifications précises.
Pour garantir ses congés de Pâques 2026, il est conseillé aux salariés de bien vérifier leur convention collective, de déposer leur demande par écrit le plus tôt possible en mentionnant la zone scolaire de leurs enfants, puis de solliciter une réponse formelle de la part de leur employeur. En cas de refus considéré comme abusif, il est possible d’entamer un dialogue avec les ressources humaines, de se rapprocher du CSE ou même de contacter l’inspection du travail ou le conseil de prud’hommes.
Il convient également de rappeler qu’un salarié ne peut pas refuser de prendre ses congés si l’employeur les impose, et il ne doit pas travailler durant ces jours sauf dans des circonstances très spécifiques, telles que des contrats de vendanges.