Pékin Express suspendu 5 jours à Katmandou à cause d’une révolte népalaise

La 22e saison de l’émission emblématique Pékin Express a été interrompue durant cinq jours à Katmandou, au Népal, en raison d’une crise politique majeure. Ce tournage, habituellement ponctué d’aventures palpitantes, a été bouleversé par une révolte soudaine de la jeunesse népalaise, plongeant candidats et équipe dans une situation inédite et tendue.

EN BREF

  • Suspension de l’émission à Katmandou suite à une révolte de la jeunesse népalaise.
  • Cinq jours de confinement pour les candidats et l’équipe de production.
  • Des scènes de violence et des tensions politiques marquent cet épisode exceptionnel.

Le 8 septembre 2025, alors que les candidats s’affrontaient pour un précieux passeport vers la Chine, une contestation d’ampleur a éclaté. Les causes, d’une gravité certaine, sont liées à des accusations de corruption et à des restrictions sur les réseaux sociaux imposées par le gouvernement. En pleine compétition, le convoi de l’émission s’est retrouvé coincé entre des manifestants et les forces de l’ordre, contraignant les responsables à interrompre le tournage.

Les participants et l’équipe technique ont été rapidement transférés dans un hôtel à proximité, décrivant leur situation comme étant « au mauvais endroit au mauvais moment ». Pendant cinq jours, ils ont été soumis à un confinement strict, dans un climat de tension palpable, avec l’impossibilité de communiquer librement ou de partager des repas. L’atmosphère à l’extérieur était marquée par le chaos : « On a vu un Hilton de 30 ou 40 étages en feu », témoigne Stéphane Rotenberg, l’animateur emblématique de l’émission, encore sous le choc des événements.

Les affrontements ont fait au moins 72 morts, entraînant la démission du Premier ministre népalais Khadga Prasad Sharma Oli et l’intervention de l’armée, qui a instauré un gouvernement intérimaire. Jamais auparavant en 22 saisons, Pékin Express n’avait été confronté à une telle crise politique, impactant aussi directement le déroulement de l’émission.

Normalement, le rythme de tournage de Pékin Express est rigoureusement planifié. Toutefois, cette étape au Népal a bouleversé cette dynamique. Premier pays visité de la saison, le Népal devait offrir une expérience authentique, sans GPS et sans confort moderne. Une immersion dans un monastère bouddhiste avec près de 200 moines était également prévue pour les meilleurs. Mais les événements ont forcé la production à réorganiser la compétition, modifiant les règles du jeu dans l’urgence.

Les images capturées durant cette période difficile sont marquantes. M6 a décidé de diffuser les séquences illustrant la crise, offrant aux téléspectateurs une vision brute de la réalité népalaise. « Cinq jours de retard sur le tournage, c’est un vertige pour nous », avoue Stéphane Rotenberg, qui a dû faire face à une situation totalement inédite. Les candidats, privés de liberté de mouvement, ont exprimé leur angoisse, témoignant de l’impact que cette parenthèse a eu sur l’authenticité du programme.

Dans un contexte où la compétition doit souvent s’adapter aux imprévus, cet épisode particulier a rappelé que la réalité peut parfois dépasser la fiction. Les ajustements forcés et l’intensité des événements témoignent de la résilience des participants et de l’équipe, confrontés à des circonstances hors du commun.

À la lumière de ces événements, il sera intéressant de voir comment la production choisira de présenter cette saison tumultueuse. L’authenticité et la capacité d’adaptation des équipes seront mises à l’épreuve, offrant ainsi une nouvelle dimension à cette aventure télévisuelle qui, pour l’instant, demeure suspendue aux aléas de la situation politique népalaise.