Rima Hassan dénonce un acharnement politique après sa garde à vue

La situation politique en France s’intensifie avec la garde à vue de l’eurodéputée Rima Hassan, membre de La France insoumise. Cette dernière a exprimé son indignation face à ce qu’elle considère être un acharnement politique à son encontre, lié à ses positions sur la question palestinienne, à l’approche d’une élection présidentielle cruciale.

EN BREF

  • Rima Hassan évoque un usage abusif de la procédure de flagrance.
  • Elle dénonce des pressions politiques et des annulations de conférences.
  • L’eurodéputée promet de continuer son combat et envisage un procès historique.

Au lendemain de sa garde à vue, Rima Hassan et son avocat ont organisé une conférence de presse, relayée par plusieurs médias, dont BFMTV. Ils y ont dénoncé une procédure qu’ils jugent injustifiée et un recours abusif à la flagrante pour contourner l’immunité parlementaire. Selon son avocat, l’eurodéputée a toujours répondu aux convocations et la publication à l’origine de cette affaire avait été retirée avant son interpellation.

Rima Hassan a également élargi le débat en révélant avoir été empêchée de se rendre au Canada pour une mission officielle, suite à la révocation de son autorisation de voyage, qu’elle impute à des interventions de groupes pro-israéliens. Elle avait prévu plusieurs conférences et rencontres politiques, toutes désormais annulées.

Dans ses déclarations, l’eurodéputée a souligné qu’elle était la cible de multiples procédures depuis deux ans, la plupart étant classées sans suite, mais pesant néanmoins sur son activité. Elle a insisté : « Je ne céderai pas », dénonçant un acharnement politique, judiciaire et médiatique dont elle se dit victime.

Rima Hassan, qui siège au Parlement européen à Bruxelles, a affirmé que ses positions concernant la situation en Palestine sont à l’origine de ces attaques. Dans ce contexte tendu, elle se montre déterminée à poursuivre son combat et a évoqué la possibilité d’un procès historique si cette affaire continue à se développer.

Enfin, interrogée sur des allégations concernant la présence de drogues de synthèse, Rima Hassan a réfuté ces accusations, tout en admettant avoir acheté du cannabidiol (CBD) dans un commerce spécialisé. « Si trace il y a dans ce contenant, ce n’est pas de ma responsabilité », a-t-elle déclaré.

Le climat politique actuel autour de cette affaire soulève des questions sur la liberté d’expression et les pressions exercées sur les élus, notamment en période électorale. Rima Hassan, en tant que figure engagée, continue de susciter des débats passionnés au sein de la sphère politique française.