Mobilisation contre le racisme : Bally Bagayoko appelle à une grande marche à Paris le 3 mai

Le 4 avril 2026, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées à Saint-Denis pour dénoncer le racisme, à l’initiative du nouveau maire Insoumis, Bally Bagayoko. Ce dernier, fraîchement élu le 15 mars, a fait face à une campagne de haine depuis son arrivée au pouvoir. Lors de ce rassemblement festif, il a annoncé une nouvelle mobilisation prévue le 3 mai à Paris.

EN BREF

  • Rassemblement à Saint-Denis contre le racisme, organisé par Bally Bagayoko.
  • Nouvelle marche prévue à Paris le 3 mai, en réponse à une campagne de haine.
  • Enquête ouverte par le parquet de Paris suite à des propos injurieux contre Bagayoko.

Près de 6 000 personnes étaient présentes devant la mairie, où Bally Bagayoko a pris la parole, dénonçant « l’irresponsabilité de certains médias » qu’il accuse de nourrir le racisme. Il a appelé à l’unité pour lutter contre cette problématique, affirmant : « Nous n’avons pas peur de l’extrême droite, la lutte contre le racisme est une lutte que nous allons gagner. » Ce rassemblement a également rassemblé de nombreuses personnalités de gauche, dont Jean-Luc Mélenchon et Mathilde Panot.

Durant la manifestation, les participants ont scandé des slogans tels que « Résistance! Résistance! », tandis que la Marseillaise clôturait l’événement. Parmi les personnes présentes, un fonctionnaire de 52 ans, Karim, a exprimé sa colère face aux attaques contre le maire, soulignant que « le racisme, c’est un délit et on en fait une opinion ».

Jean-Luc Mélenchon a également pris la parole, dénonçant ce qu’il qualifie de « vague de racisme écœurant » provenant des élites politico-médiatiques. Il a mis en lumière les attaques spécifiques dont a été l’objet Bally Bagayoko, évoquant des comparaisons inappropriées et dégradantes faites à son encontre dans certains médias.

En parallèle, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion », suite à une plainte déposée par le maire contre une chaîne de télévision. Cette chaîne, appartenant au groupe Bolloré, a contesté les accusations, affirmant qu’aucun propos raciste n’avait été tenu.

La présence de certains élus socialistes a été notée, mais des tensions subsistent entre La France Insoumise (LFI) et le Parti Socialiste (PS). Aly Diouara, maire de La Courneuve, a exprimé des critiques à l’égard du PS, l’exhortant à se ressaisir. Une élève avocate présente, Sara, a également souligné les contradictions au sein du PS, se référant aux déclarations de l’ancien maire sortant de Saint-Denis.

Le maire Bagayoko a exprimé sa déception face à l’absence de la ministre déléguée chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, qu’il avait sollicitée pour témoigner de son soutien. En réponse, le ministre de l’Éducation nationale, Edouard Geffray, a justifié cette absence, précisant que la place d’un ministre n’était pas dans une manifestation citoyenne.

Enfin, à Bagnères-de-Bigorre, des inscriptions racistes visant M. Bagayoko et d’autres membres de LFI ont été découvertes, entraînant le dépôt d’une plainte par la mairie. Cette situation souligne l’importance de la mobilisation et de la lutte contre le racisme dans le contexte politique actuel.

Ce rassemblement à Saint-Denis et l’appel à la mobilisation à Paris le 3 mai témoignent de la détermination de la gauche à s’opposer à la montée du racisme et à promouvoir une société plus inclusive. Les prochains jours seront cruciaux pour évaluer l’impact de ces actions sur le paysage politique français.