Ce lundi, l’Iran a intensifié ses offensives en direction d’Israël et des pays du Golfe, tout en mettant en garde contre des représailles « dévastatrices » si Donald Trump persiste dans ses menaces répétées. Cet événement survient au 38e jour d’un conflit au Moyen-Orient qui a déjà causé des milliers de pertes humaines et perturbe gravement l’économie mondiale.
EN BREF
- L’Iran a mené des frappes contre Israël, le Koweït et les Émirats.
- Donald Trump a menacé de s’en prendre aux infrastructures civiles iraniennes.
- Des efforts diplomatiques continuent malgré l’escalade des tensions.
Dans les premières heures de cette nouvelle escalade, Téhéran a utilisé des missiles et des drones pour frapper des cibles, notamment des installations gazières à proximité de la capitale, privant ainsi une partie de Téhéran de gaz. Des zones résidentielles ont également été touchées, faisant craindre une aggravation de la situation sécuritaire pour les civils.
Le porte-parole du commandement militaire iranien a averti que si les attaques contre des cibles civiles se poursuivent, les prochaines étapes des opérations pourraient être « bien plus dévastatrices et étendues ». Les pertes, a-t-il ajouté, seraient « décuplées ». Cette rhétorique guerrière reflète la montée des tensions dans la région, alors que le conflit, déclenché le 28 février, ne montre aucun signe de désescalade.
Du côté américain, Donald Trump a exprimé son impatience sur sa plateforme Truth Social, déclarant : « Ouvrez le Putain de Détroit, espèce de tarés, ou vous vivrez en Enfer – VOUS ALLEZ VOIR! ». Ce message, accompagné d’un ultimatum fixant une échéance à « mardi 20H00 », témoigne de la détermination de l’administration américaine à maintenir la pression sur Téhéran.
Le président américain a annoncé une conférence de presse prévue pour ce lundi à 13H00, où il pourrait aborder l’opération de sauvetage d’un aviateur américain, qu’il a décrit comme « gravement blessé ». Malgré ses menaces, Trump a également évoqué des « bonnes chances » d’un accord avec l’Iran pour mettre fin aux hostilités.
Les répercussions de ce conflit se font sentir au niveau économique, avec une flambée des prix du pétrole. Le baril de Brent et le WTI fluctuent autour de 110 dollars, suscitant des inquiétudes sur le marché mondial de l’énergie. Cette situation a conduit l’Égypte à instaurer un couvre-feu commercial, affectant le quotidien des commerçants. Un vendeur de vêtements a déclaré : « D’habitude, c’est à cette heure-ci que le travail commence. On a l’impression de revivre la période du Covid ».
Dans le même temps, des efforts diplomatiques se poursuivent. Oman, en tant que pays voisin, a entamé des discussions avec Téhéran concernant la réouverture du détroit d’Ormuz. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a également échangé avec ses homologues pakistanais et égyptiens, qui jouent un rôle de médiation dans la crise actuelle.
Cependant, des experts estiment qu’un accord entre Américains et Iraniens est « quasi inexistant » dans les conditions actuelles. Danny Citrinowicz, analyste en sécurité, souligne que la situation reste tendue et que les perspectives de paix sont sombres.
Au Liban, le Hezbollah a intensifié ses activités en déclarant de nouveaux tirs de roquettes vers Israël, tandis qu’Israël a répondu par des frappes aériennes sur la banlieue sud de Beyrouth. Ces actions militaires continuent de faire des victimes, aggravant la crise humanitaire dans la région.
Face à cette escalade des tensions, la communauté internationale reste en alerte, tandis que la population civile subit les conséquences d’un conflit qui semble loin d’être résolu.