Hausse des prix du carburant : Sophie Binet appelle à un prix maximum à la pompe

Face à la flambée des prix du carburant résultant du conflit au Moyen-Orient, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, a exprimé sa préoccupation et ses propositions lors d’une interview accordée à Ouest-France le 6 avril 2026. Dans un contexte où les prix du litre de gazole et d’essence dépassent les deux euros, elle demande la mise en place d’un tarif maximum à la pompe pour protéger les consommateurs.

EN BREF

  • Sophie Binet demande un prix maximum de 1,70 € pour le carburant.
  • La guerre au Moyen-Orient impacte l’approvisionnement en pétrole et les prix.
  • Une table ronde avec le gouvernement est prévue pour discuter des mesures à prendre.

La situation actuelle est alarmante : depuis le début des hostilités, il y a plus de cinq semaines, la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz a considérablement freiné l’approvisionnement mondial en pétrole, entraînant une hausse des coûts pour les consommateurs français. Sophie Binet souligne que les mesures déjà mises en place par l’État, bien qu’elles visent à aider certains secteurs, ne sont pas suffisantes pour faire face à cette crise.

Dans son entretien, elle précise sa proposition : fixer un prix maximum à la pompe pour limiter les tarifs imposés par les pétroliers. « Un prix de 1,70 € serait un bon point de départ », déclare-t-elle, mettant en avant la nécessité d’une intervention forte du gouvernement pour protéger le pouvoir d’achat des Français.

Ce mardi 7 avril 2026, Sophie Binet défendra cette proposition lors d’une table ronde à Bercy, convoquée par le ministre de l’Économie, Roland Lescure. Ce dernier, accompagné de ses collègues du Travail et de l’Énergie, recevra des représentants de la CGT ainsi que d’autres syndicats tels que la CFDT, FO, la CFE-CGC et la CFTC. L’objectif de cette rencontre est de discuter des répercussions économiques du conflit et de trouver des solutions adaptées à la situation actuelle.

En parallèle, Sophie Binet a également abordé d’autres sujets lors de l’entretien, notamment la proposition de loi qui permettrait à certaines entreprises d’ouvrir le 1er Mai. Cette mesure, potentiellement applicable à 1,4 million de travailleurs, a déjà été adoptée par le Sénat et sera présentée à l’Assemblée nationale le 10 avril 2026. Pour elle, cette initiative représente un « très mauvais signal » pour la France, le premier pays à avoir instauré cette journée de manifestation pour le travail. Elle alerte sur les dangers d’une généralisation du travail ce jour-là, sans volontariat ni majoration de salaire.

La demande de Sophie Binet pour un plafonnement des prix du carburant témoigne d’une volonté claire de protéger les consommateurs dans un contexte économique difficile. Les discussions qui se tiendront prochainement entre les syndicats et le gouvernement seront cruciales pour déterminer les mesures à prendre face à la crise énergétique actuelle.