Trois policiers jugés pour violences à Noisiel : procès le 7 septembre

Le 7 septembre prochain, trois policiers seront jugés devant le tribunal correctionnel de Meaux, en Seine-et-Marne. Ils sont poursuivis pour faux en écriture et des violences infligées à un homme lors d’une interpellation violente survenue à Noisiel le 16 mars 2026. Cette affaire, qui a suscité une large indignation, a été mise en lumière grâce à une vidéo amateur circulant sur les réseaux sociaux.

EN BREF

  • Trois policiers jugés pour violences et faux en écriture le 7 septembre
  • Interpellation violente filmée sur les réseaux sociaux
  • Une victime a subi une incapacité de 10 jours

Les faits se sont déroulés dans un contexte tendu, après une attaque ciblant les locaux de la police municipale de la commune. Flavel, 35 ans, a déposé plainte auprès de l’IGPN, la police des polices, suite aux coups reçus lors de l’intervention de la Brigade anti-criminalité (BAC). Les policiers sont accusés d’avoir infligé des coups de pied à un mineur, entraînant une incapacité totale de travail de 10 jours. En outre, l’un des agents est également poursuivi pour avoir rédigé un procès-verbal mensonger.

La vidéo de l’interpellation, filmée depuis un immeuble voisin, montre les policiers en action, armés de flashball et de matraques, criant des menaces aux passants. Les images choquantes révèlent une violence inacceptable, alors que Flavel, qui tentait de retourner dans un restaurant, est frappé à plusieurs reprises, même après être tombé au sol.

« J’ai vu les étincelles, je ne pouvais plus respirer », a déclaré Flavel, soulignant l’impact psychologique et physique de cette agression. Dans un climat où la confiance envers les forces de l’ordre est mise à mal, cette affaire soulève de nombreuses questions sur la déontologie et le comportement des agents de police.

Les trois policiers, placés sous contrôle judiciaire, ont l’interdiction de porter une arme jusqu’à leur procès. Le plus jeune d’entre eux ne peut même plus exercer sur la voie publique. Lors de son audition, l’agent accusé de faux a tenté de se défendre, arguant qu’il n’y avait « aucune mauvaise intention » de sa part lors de la rédaction du procès-verbal, évoquant des « conditions apocalyptiques » lors de l’intervention.

Me Pierre Brunisso, avocat de Flavel, s’est montré satisfait de l’enquête menée par l’IGPN et des mesures provisoires prises à l’encontre des policiers. L’attente du procès est désormais palpable pour toutes les parties concernées. Ce dernier pourrait être un tournant dans la manière dont les abus de pouvoir sont traités au sein des forces de l’ordre.

La société civile attend une réponse claire et juste de la justice, alors que les manifestations contre les violences policières continuent de croître en France. La transparence et la responsabilité des agents de l’État sont plus que jamais au cœur des préoccupations des citoyens.