La Bourse de New York a terminé la séance de mardi sans véritable direction, alors que l’échéance de l’ultimatum imposé par le président américain Donald Trump à l’Iran s’approche. Cet ultimatum, qui expire à 20H00 heure de Washington, exige la réouverture du détroit d’Ormuz, un passage crucial pour le transport du pétrole.
EN BREF
- Le Dow Jones a reculé de 0,18 %, tandis que le Nasdaq a gagné 0,10 %.
- Trump menace l’Iran d’actions sévères si le détroit d’Ormuz n’est pas rouvert.
- Des investisseurs espèrent une prolongation de l’ultimatum, réduisant l’inquiétude sur le marché.
Le climat sur le marché reste tendu. Le Dow Jones a enregistré une baisse de 0,18%, tandis que le Nasdaq a légèrement progressé de 0,10%. De son côté, l’indice élargi S&P 500 a connu une hausse modeste de 0,08%. Cette situation illustre l’incertitude ambiante à quelques heures de l’échéance fixée par le président Trump.
Donald Trump a donné jusqu’à 20H00 (00H00 GMT) à Téhéran pour résoudre la situation dans le détroit d’Ormuz. Ce passage maritime est vital, car il représente environ 20% du pétrole mondial. Dans un contexte de tensions croissantes, l’Iran a considérablement réduit le trafic maritime dans cette zone, entraînant une quasi-paralysie avec une baisse de 90% à 95% des mouvements habituels.
Patrick O’Hare, analyste chez Briefing.com, souligne que ce climat d’incertitude pèse sur le marché. « Un sentiment d’inquiétude règne », indique-t-il, avant d’ajouter que certains investisseurs demeurent optimistes quant à l’évitement de la catastrophe. « Ils sont convaincus que le pire scénario sera évité », explique-t-il, ce qui contribue à des fluctuations modérées des cours.
La situation s’intensifie avec l’intervention du Premier ministre pakistanais, qui agit en tant que médiateur dans le conflit au Moyen-Orient. Ce dernier a exhorté Trump à envisager une prolongation de l’ultimatum de deux semaines. La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a confirmé que le président était au courant de cette proposition et qu’une réponse serait formulée prochainement.
Le marché obligataire a également connu des mouvements, avec un rendement des emprunts d’État à dix ans qui a baissé pour se situer autour de 4,30%, contre 4,33% la veille. Cette évolution témoigne d’une certaine nervosité parmi les investisseurs face à la situation géopolitique, qui a relégué les préoccupations économiques habituelles au second plan.
Les investisseurs se concentrent également sur les prochaines publications économiques. Le compte-rendu de la dernière réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) est attendu, et les analystes s’attendent à des éclaircissements sur la manière dont l’instabilité géopolitique influence la politique monétaire. De plus, les indices d’inflation PCE et des prix à la consommation (CPI) seront scrutés avec attention cette semaine.
Au niveau des valeurs, le spécialiste des semi-conducteurs Broadcom a été particulièrement en vue, affichant une hausse de 6,21% à 333,97 dollars, grâce à l’extension de son partenariat avec Alphabet, la maison mère de Google. Broadcom a également signé un accord avec Anthropic, qui pourrait renforcer sa capacité de calcul à partir de 2027.
À l’inverse, Apple a enregistré une baisse de 2,07% à 253,50 dollars, en raison de rapports indiquant des difficultés dans le développement de ses iPhones pliables tant attendus. De plus, le fabricant de mini-caméras GoPro a connu une chute de plus de 5% après avoir annoncé une réduction de son personnel de 23%.
Ainsi, la journée à Wall Street s’est conclue sur un sentiment d’incertitude, alors que les acteurs du marché attendent avec impatience les développements concernant l’ultimatum de Trump et ses répercussions sur l’économie mondiale.