Julien Février, dernier otage français au Venezuela, libéré après un an de détention

Julien Février, un Français de 35 ans, a retrouvé la liberté après avoir été détenu pendant près d’un an au Venezuela. Sa libération a été confirmée ce mercredi 8 avril par son frère, Nicolas Février, auprès de l’AFP, et relayée par le quotidien Libération.

EN BREF

  • Julien Février est rentré en France après un an de détention au Venezuela.
  • Il souffre d’un état émotionnel et psychologique critique, selon son frère.
  • Le Quai d’Orsay a salué un geste des autorités vénézuéliennes.

Arrivé dans un aéroport parisien, Julien Février a été accueilli par son frère, qui a évoqué son état de santé préoccupant. « Il est dans un état émotionnel et psychologique critique mais au moins il est libre », a-t-il déclaré, soulignant les effets dévastateurs de la détention sur son frère. Nicolas Février a précisé que sa priorité est désormais de se soigner.

Le trentenaire, qui est paysagiste de formation et passionné par les voyages en Amérique latine, avait été incarcéré dans la prison Rodeo 1, située à environ 40 kilomètres de Caracas. Cette prison est tristement célèbre pour ses conditions de détention difficiles. Au cours de son emprisonnement, il a partagé cet établissement avec un autre Français, Camilo Castro, qui a été libéré en novembre. Ce dernier a décrit son expérience dans cette prison comme « très douloureuse », marquée par des humiliations et des faux procès destinés à briser les détenus.

La libération de Julien Février a été saluée par le Quai d’Orsay, qui a exprimé son soulagement face à cette issue positive. Les autorités françaises avaient été interpellées à plusieurs reprises par Nicolas Février, qui avait sollicité leur aide pour son frère, faisant appel à leur intervention dans un contexte de détention jugée injuste. En février, il avait écrit dans Libération pour attirer l’attention sur la situation critique de Julien.

Les circonstances exactes de l’incarcération de Julien Février n’ont pas été précisées. Cependant, son cas soulève des questions sur la sécurité des ressortissants français à l’étranger et la nécessité d’une vigilance accrue de la part des autorités. Les familles d’otages et de détenus à l’étranger vivent un véritable parcours du combattant, naviguant entre démarches administratives et quête de soutien.

La libération de Julien Février marque un tournant dans cette affaire, mais il reste à voir comment il se remettra de cette expérience traumatisante. Pour l’instant, son retour en France est un soulagement pour sa famille et ses proches, qui espèrent qu’il pourra retrouver une vie normale après une telle épreuve.